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À l’échelle planétaire, les années 1980, 1990 et 2000 ont été marquées, en agriculture comme dans tous les secteurs de l’économie, par un fort mouvement de libéralisation du commerce.
En 1986, les 123 pays membres du GATT, devenu l’OMC, amorcent la Ronde d’Uruguay; conclue en 1993, elle pave la voie à une économie internationale de plus en plus intégrée. Ce qui n’empêche pas la création ou la consolidation d’autres
zones d’échanges et d’accords commerciaux : l’Union européenne (Traité de Maastricht), l’ALÉNA (Accord de libre-échange nord-américain entre le Canada, les États-Unis et le Mexique) et l’Organisation de coopération Asie-Pacifique (APEC). En favorisant les échanges entre les divers pays, ces ententes ont des effets profonds sur les économies de la planète, sur les consommateurs et sur une activité vitale : l’agriculture.
Les consommateurs bénéficient au premier chef des ententes sur le commerce des produits agricoles : accès, peu importe la saison, à une gamme élargie et diversifiée d’aliments provenant des quatre coins du globe, offerts le plus souvent à des prix relativement bas.
Si, en principe, ces ententes ouvrent aux agriculteurs des pays signataires la porte des marchés internationaux, ils mettent aussi en concurrence directe des producteurs et des paysans qui disposent de ressources et de conditions diamétralement opposées. Ainsi, la culture de céréales et l’élevage d’animaux en Afrique subsaharienne et en Amérique du Nord se font dans des conditions climatiques, sociales, économiques, technologiques, environnementales, sanitaires et réglementaires totalement différentes.
Pour l’Union des producteurs agricoles et les agriculteurs du Québec – et c’est tout aussi vrai pour les agriculteurs de toutes les régions du monde – la libéralisation tous azimuts du commerce agricole pose des défis colossaux.
C’est dans ce contexte que nos producteurs évoluent et, avec eux, l’UPA travaille sans relâche pour faire en sorte que l’agriculture d’ici puisse, non pas survivre, mais bien se développer et s’épanouir en sol québécois.