Des
fermes à dimension humaine
Le
caractère familial et la dimension humaine des entreprises
font partie du |
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patrimoine
agricole québécois. C’est la raison pour
laquelle, depuis toujours, les productrices et les producteurs
agricoles ont à cœur de prendre en main leurs
outils de développement pour mieux y inscrire leurs
valeurs.
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À l’instar des autres secteurs d’activité,
au Québec comme ailleurs dans le monde, le phénomène
de la concentration a gagné aussi l’agriculture au cours
des dernières décennies, et ce, principalement en raison
de l’avancement soutenu des technologies. Ainsi, au fil des
ans, on observe une augmentation de la valeur et du volume de production
en même temps qu’une diminution du nombre d’entreprises.
Par ailleurs, certains modèles s’appuient
aujourd’hui sur l’intégration des activités
de la ferme à d’autres entreprises du secteur des intrants
ou de la transformation, limitant ainsi le pouvoir de décision
et de gestion des agricultrices et des agriculteurs.
Au même moment, de nouvelles productions et de nouveaux modèles
de production émergent. Or, la force de l’Union repose
sur sa capacité de rassembler et de représenter l’ensemble
des agricultrices et des agriculteurs, tout en préservant
les valeurs fondamentales défendues de génération
en génération.
L’UPA, par ses prises de
position et ses actions, vise à assurer le maintien et le
développement d’entreprises à dimension humaine,
propriétés de familles qui y travaillent et qui en
assument essentiellement la gestion et la prise de décision.
Pour être pérennes, ces entreprises doivent être
viables, vivables, transmissibles et durables.
Dans ce contexte, l’UPA s’est
formellement engagée, par le biais d’une déclaration
de principe adoptée lors de son congrès général
2001 à :
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Promouvoir
et développer les outils collectifs de mise en marché
et de mise en commun des ressources pour permettre une meilleure
répartition de la richesse, pour assurer le développement
local et régional ainsi que pour garantir aux productrices
et aux producteurs une juste rémunération basée
sur leurs coûts de production; |
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Défendre
le maintien et l’accroissement de services nécessaires
au dynamisme des communautés rurales, autant sur le plan
culturel, social qu’économique; |
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Poursuivre
ses actions pour assurer la protection de l’environnement
et le développement d’une agriculture durable et
diversifiée; |
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Adapter, avec l’État,
les programmes agricoles pour qu’ils favorisent le maintien,
le développement et l’accessibilité des
entreprises à dimension humaine; |
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Promouvoir la
profession auprès des jeunes et de la relève agricole; |
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Élaborer,
avec l’État, tous les outils nécessaires
pour permettre à des personnes qualifiées, qui
présentent des projets sérieux, de s’établir
en agriculture; |
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Défendre
un accès universel à de la formation et à
des services-conseils non liés; |
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Élaborer,
avec l’État, des mesures qui favoriseront le maintien,
le transfert et l’accessibilité du patrimoine agricole
entre les générations, notamment celles qui renforceront
le sentiment de fierté lié à la profession
et celles qui limiteront le démantèlement des
entreprises. |
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