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Maintenir la pérennité agricole : une priorité
La Loi sur la protection du territoire agricole a maintenant 25 ans.
Elle est la pierre d'assise sur laquelle repose la législation québécoise en matière d'utilisation du territoire,
de protection du patrimoine agricole et du développement de l'agriculture.
Dans le dernier et plus récent rapport annuel de la Commission de protection du territoire agricole
(CPTAQ), qui soulignait cet anniversaire, le président de cet organisme jugeait opportun, malgré
deux décennies et demie d'application, de lancer la mise en garde suivante à l'intention du gouvernement :
«Face aux enjeux qui se dessinent dans les agglomérations urbaines du Québec, particulièrement dans la grande
région de Montréal, il nous apparaît plus important que jamais qu'un signal rigoureux et cohérent soit donné à
l'égard de la pérennité de la zone agricole.»
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Moins de 2 % des terres sont cultivables : aucune perte n'est acceptable
La problématique d'ensemble est d'autant plus aiguë que moins de 2 % des terres du Québec se prêtent
à l'agriculture. Autre fait éloquent : la majorité des bons sols se situent sur les basses terres du
Saint-Laurent, avec une concentration prépondérante de ceux de haute qualité dans la ceinture périurbaine
de Montréal. Là encore, les propos du président de la CPTAQ sont une fois de plus sans équivoque : «En
définitive, déclarait-il dans le rapport précité, dans un cas comme dans l'autre (agglomérations urbaines
et communautés rurales), nous estimons que des ajustements s'imposent pour préserver la crédibilité de la loi,
la légitimité et la cohérence de son application.»
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Une menace immédiate
Dans la seule région métropolitaine de Montréal, par exemple, 1 800 hectares
de terres agricoles font actuellement l'objet de demandes d'exclusion. Le cas
le plus éloquent demeure néanmoins l'intention du gouvernement de faire volte-face
dans le dossier du prolongement de l'autoroute 30 (en Montérégie), optant pour un
tracé qui passe en pleine zone agricole et sacrifiant à terme 514 hectares de sols
qui comptent parmi les meilleurs au Québec pour l'agriculture. Décision d'autant
moins justifiable qu'il existe une option plus logique, de moindre impact pour
l'agriculture, empruntant le tracé actuel de la 132, prévu pour accueillir l'autoroute depuis plus de trente ans.
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Pourquoi une coalition ?
Dans ce contexte, l'Union des producteurs agricoles croit que le temps est venu de créer une coalition pour
la protection du territoire agricole au Québec afin de susciter ce «signal rigoureux et cohérent». En
devenant membre de cette coalition, vous contribuerez à défendre la protection du territoire agricole,
qui est la pierre angulaire sur laquelle reposent la croissance et le dynamisme de notre agriculture et qui
est également nécessaire à la pérennité d'un patrimoine collectif, à la fois rare et précieux.
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