OGM et biotechnologies
| Depuis plusieurs années,
un peu partout dans le monde et en Amérique du Nord,
on assiste à un accroissement significatif de l’utilisation
des biotechnologies en agriculture. Une des explications de
cet engouement réside dans les possibilités qu’elles
offrent d'accroître la production et la productivité
en agriculture. Toutefois, ces avancées technologiques
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| et scientifiques étonnantes incitent les agricultrices et les agriculteurs québécois à réfléchir et à se questionner sur les impacts à moyen et à long terme sur le développement de leur secteur. |
Aussi, pour
développer une meilleure compréhension dans le dossier
complexe des biotechnologies, l’UPA croit que la solution
passe, entre autres, par la diffusion d’informations fiables
et objectives, basées sur des faits.
La question des organismes génétiquement modifiés (OGM), terminologie plus généralement utilisée, impose des précautions. L'UPA a, elle aussi, choisi d’afficher une attitude de prudence; attitude qui progresse au rythme des nouvelles connaissances et des découvertes. Chaque cas est un cas d'espèce. C'est ainsi que par le passé l'UPA s'est opposée à l'homologation, la vente et la distribution de la somatotrophine recombinante (STbr) de même qu'à l'homologation du gène terminator. Il y a cependant d'indéniables avantages aux OGM pour l'agriculture et on aurait tort de les rejeter tous du revers de la main.
Lors de son congrès général 2004, l’UPA a présenté sa position réévaluée sur les OGM, notamment sur leur étiquetage obligatoire. Dans le contexte où elle reconnaît aux consommateurs le droit fondamental d’avoir accès à des renseignements sur la nature des produits qu’ils achètent, l’UPA est en faveur de l’étiquetage obligatoire dans la mesure où les agricultrices et les agriculteurs doivent avoir l’assurance de ne pas en faire les frais et que le principe de réciprocité entre nos produits et ceux qui sont importés au Canada est appliqué.
À ce sujet, il importe cependant de noter que la réglementation fédérale assure déjà l’étiquetage obligatoire dans le cas de risques connus et prouvés scientifiquement pour la santé et la sécurité des consommateurs comme, par exemple, des substances allergènes. L’étiquetage demeure cependant une tâche complexe puisqu’elle soulève encore d’importantes difficultés d’application (seuils d’acceptabilité, capacité de détection, traçabilité, etc.). À cet effet, l’UPA demande aux gouvernements de documenter par une étude exhaustive les aspects sociaux, techniques et économiques de l’étiquetage obligatoire des OGM. De plus, s’ils optent pour cette option, qu’ils prévoient des mécanismes d’aides techniques et financières pour appuyer les producteurs agricoles dans le respect de ces nouvelles obligations.
La réglementation, l’homologation et le contrôle des OGM relèvent d’abord du gouvernement fédéral. L’UPA reconnaît la compétence et la neutralité des organismes mandatés pour accomplir ces tâches. Elle attend du gouvernement fédéral qu’il investisse davantage en recherche pour fournir une contre-expertise aux données du secteur privé et qu’il prévoie un processus de révision indépendant par les pairs (chercheurs) canadiens et étrangers. De plus, le gouvernement fédéral doit accentuer ses efforts pour mettre en application les recommandations des différents groupes d’experts qu’il a mandatés pour le conseiller sur les OGM. En ce qui a trait aux brevets, l’UPA demande qu’ils ne s’appliquent pas à des végétaux ou animaux entiers génétiquement modifiés et utilisés en agriculture.
En définitive, pour l’UPA, il demeure que la décision d’utiliser ou non des produits génétiquement modifiés se prendra au cas par cas, sur la base de données scientifiques acceptées nationalement et internationalement. Dans ce contexte, les OGM constituent un outil supplémentaire à la disposition des productrices et des producteurs agricoles afin de répondre aux besoins des consommateurs. Pour en savoir plus sur l'état de la réflexion et la position de l'UPA sur différents aspects des OGM, veuillez consulter le lien suivant : Les biotechnologies et les OGM
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