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| Échec des négociations à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) - La souveraineté alimentaire pour sortir l’OMC de l’impasse |
Longueuil, 30 juillet 2008 - Le porte-parole de GO5, Coalition pour un modèle agricole équitable, la gestion de l’offre et président de l’Union des producteurs agricoles du Québec (UPA), M. Christian Lacasse, a réagi à l’annonce de l’arrêt des négociations agricoles de l’OMC. « L’absence d’accord est préférable à la conclusion d’un mauvais accord. Nous soutenons l’adoption d’une entente multilatérale, car il faut des règles pour encadrer le commerce. Mais, l’agriculture et l’alimentation sont des secteurs trop importants pour les laisser aux seuls intérêts du marché, des multinationales et des commerçants » a affirmé M. Lacasse.
Le porte - parole des agriculteurs québécois souligne que cet arrêt ne laisse pas le commerce mondial sans règles. « Les ententes déjà négociées continuent de s’appliquer. Il faut saisir l’occasion pour relancer les discussions sur des bases nouvelles, qui reconnaîtraient le droit des peuples à la souveraineté alimentaire ».
« Ce sont les tentatives de l’OMC de s’immiscer dans les politiques agricoles internes des pays qui ont conduit à l’impasse actuelle. Toute entente sur le commerce agricole devrait reconnaître le droit des peuples à déterminer leurs propres politiques en matière d’agriculture et d’alimentation nationales. L’OMC doit se contenter d’encadrer ce qui est commercé sur le marché international », estime le président de la Fédération des producteurs de lait du Québec (FPLQ), M. Marcel Groleau. Ce dernier rappelle que moins de 10 % des aliments produits dans le monde sont commercés entre les pays. Même au Canada, qui est pourtant le quatrième plus important exportateur mondial de produits agricoles, 70 % des revenus agricoles proviennent du marché intérieur.
« Cette libéralisation des marchés agricoles que propose l’OMC menace notre capacité de nourrir d’abord notre population avec notre propre production, alors que nos concitoyens demandent de plus en plus des aliments frais, de qualité et produits localement pour les besoins du pays », a prévenu le président des Éleveurs de volaille du Québec (ÉVQ), M. Martin Dufresne. « De plus, cette libéralisation imposée aux pays les plus pauvres a détruit l’agriculture à la base de leur alimentation nationale et les a rendus dépendants du marché mondial. Une plus grande libéralisation aurait pour effet d’aggraver la crise alimentaire qui afflige actuellement une bonne partie de la planète », a ajouté le président de la Fédération des producteurs d’œufs de consommation du Québec (FPOCQ), M. Serge Lefebvre.
« Les pays industrialisés, notamment les États-Unis et l’Union européenne, ne laisseront jamais tomber leurs subventions. Les propositions de l’OMC ne réduiraient qu’une partie des subventions non permises alors que pour les subventions permises, c’est le bar ouvert. Le problème serait donc loin d’être réglé. La seule façon d’éviter le dumping et de soutenir l’agriculture des pays en développement, c’est de permettre la mise en place de politiques favorisant la souveraineté alimentaire, telle la gestion de l’offre pratiquée au Canada dans les productions de lait, d’œufs et de volaille » a conclu M. Gyslain Loyer, président du Syndicat des producteurs d’oeufs d’incubation du Québec SPOIQ).
Or, la proposition qui était sur la table de négociation et à partir de laquelle les dirigeants de l’OMC espéraient parvenir à une entente, prévoyait des mesures incompatibles avec la souveraineté alimentaire et compromettait le maintien de la gestion de l’offre. Les productions sous gestion de l’offre ne reçoivent aucune subvention et se concentrent sur le marché intérieur. Les réductions de tarifs aux frontières proposées les auraient exposées à la concurrence déloyale de produits étrangers, largement subventionnés.
Les quelque 8 000 fermes québécoises sous gestion de l’offre – laitières, avicoles et d’œufs de consommation et d’incubation – font vivre quelque 15 000 producteurs et leurs familles. La valeur de la production à la ferme s’élève à 2,6 milliards de dollars. Les secteurs sous gestion de l’offre génèrent près de 4 milliards de dollars de PIB et plus de 70 000 emplois. Pour plus d’information sur l’OMC, la gestion de l’offre et la coalition GO5 : www.go5quebec.ca
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| Source : |
Source et information :
Éliane Hamel Directrice des communications Union des producteurs agricoles Téléphone : 450 679-0540, poste 8235
François Dumontier Conseiller, Relations publiques et gouvernementales Fédération des producteurs de lait du Québec Téléphone : 450 679-0540, poste 8704 Cellulaire : 514 713-0530
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