Étiquetage clair et efficace de l’origine des produits, politique d’achat d’aliments locaux, bureau fédéral sur la réciprocité des normes d’importation, secrétariat à la promotion de l’exception agricole, plans de développement sectoriels, fonds de capital patient et régime d’épargne transfert destinés à la relève, fonds UPA de solidarité sociale au bénéfice des banques alimentaires, etc.
Ce ne sont là que quelques-unes des mesures concrètes que l’UPA propose à même sa nouvelle vision de ce que devrait être la future politique agricole et alimentaire québécoise. Intitulée Le pouvoir de se nourrir, cette proposition a rallié l’ensemble des délégués du congrès général, la semaine dernière, à Québec, qui l’ont adoptée à l’unanimité.
Le pouvoir de se nourrir, c’est la capacité de définir notre propre politique agricole et alimentaire, même et surtout dans un contexte de mondialisation. C’est aussi la capacité de se doter des ressources nécessaires pour la mettre en œuvre.
« Le pouvoir de se nourrir, ainsi qu’on peut le lire en page centrale de ce numéro, repose sur une agriculture réalisée par une multitude de fermes, ancrées dans toutes les régions, fournissant à la population des aliments sains, produits dans une perspective de développement durable et d’équité ».
Avec Le pouvoir de se nourrir, l’UPA veut susciter un élan rassembleur ainsi qu’un plan d’action qui tient compte des impératifs agricoles, économiques, environnementaux et sociétaux. Le pouvoir de se nourrir traduit également l’écoute du monde agricole envers nos concitoyens et vise à susciter une véritable synergie entre le modèle préconisé par les agriculteurs et les agricultrices, les attentes de la population, les acteurs de la filière agroalimentaire et le gouvernement.
L’autonomie, l’équité, le développement durable et la santé constituent les quatre grands axes de cette politique. Plus précisément, cela veut dire davantage d’autonomie en matière d’agriculture et d’alimentation, plus d’équité dans le partage des revenus au sein de filière, un développement durable axé sur la pérennité des fermes familiales et la reconnaissance du rôle crucial que joue l’agriculture dans la santé de la population.
L’instauration de plans de développement sectoriels constitue le grand pivot de cette politique. Ces plans vont permettre d’anticiper l’évolution de chaque secteur de production et de mettre en œuvre des mesures à portée sectorielle et à l’échelle des entreprises agricoles. L’objectif est d’améliorer la compétitivité de chaque production et, bien entendu, d’accroître la part de revenus que les fermes concernées tirent des marchés en visant une efficacité à long terme.
Le développement de l’agriculture et l’occupation du territoire doivent être planifiés avec des mesures appropriées au bénéfice des communautés rurales et de la vitalité socio-économique du Québec. Dit autrement, il fautmiser sur l’effet levier de l’agriculture et de la transformation alimentaire pour en maximiser les retombées.
Le pouvoir de se nourrir, c’est en somme la voie à suivre pour une vision de l’agriculture qui fait véritablement le pont entre les aspirations du monde agricole et les attentes de la société québécoise.
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