Encore une fois cette année, l’Union des producteurs agricoles (UPA) et la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), en collaboration avec le Réseau de santé publique en santé au travail, unissent leurs efforts pour sensibiliser les agriculteurs aux risques du métier.
 

Tout au long de la Semaine de la santé et de la sécurité en agriculture, du 9 au 16 mars, des ateliers de prévention se tiendront dans toutes les régions du Québec sur la thématique retenue cette année : les silos à grains.

 

Les silos font partie du paysage agricole et sont essentiels à des milliers de fermes. Malheureusement, chaque année, des producteurs et des travailleurs agricoles sont blessés ou perdent la vie lors d’accidents. On l’oublie trop souvent, mais ces espaces clos sont dangereux et présentent des risques. Je fais référence, notamment, à l’ensevelissement et à la difficulté de porter secours à une personne en danger.

 

La majorité des victimes d’ensevelissement sont entrées dans un silo pour régler un problème d’écoulement des grains ou pour tenter de retirer des grains de mauvaise qualité. Selon le Règlement sur la santé et la sécurité du travail, il est pourtant interdit d’entrer dans un silo, une voiture, une trémie ou tout autre réservoir lorsque les grains sont en mouvement ou si l’on n’a pas pris toutes les mesures pour éviter cette mise en mouvement.

 

Ainsi, lorsque la vis de plancher est actionnée, un individu de stature moyenne peut être complètement enseveli dans le grain en mouvement en moins de 10 secondes. Il est aussi particulièrement difficile de dégager une personne dans une telle situation. La force requise pour sortir une victime enfoncée de seulement 30 cm, donc en bas des genoux, est de 78 kg (170 lb). À 1 m, donc en bas de la taille, la force requise est de 135 kg (300 lb). Pour une personne complètement ensevelie (1,8 m), c’est 410 kg (900 lb) qu’il faut déployer pour la sortir du pétrin.

 

Les pièces en mouvement (vis balais et vis de plancher), les chutes (travail en hauteur) et les risques liés à la santé (poussière de grains) sont aussi des éléments à considérer. Il est donc impératif de prendre conscience des risques et des moyens de prévenir les accidents. Trop de producteurs sont « passés proche » ou sont décédés de cette façon : on compte un décès tous les deux ans ainsi que plusieurs blessés, en moyenne, parmi les entreprises agricoles inscrites à la CNESST, d’où la pertinence de cette thématique. Les Producteurs de grains du Québec offrent d’ailleurs leur collaboration pour passer le message et pour inciter leurs membres à participer aux activités de la Semaine. Leur aide précieuse, tout comme celle des nombreux intervenants actifs au sein de notre mutuelle de prévention, des fédérations régionales de l’Union et de nos syndicats locaux, mérite toutes nos félicitations.

 

Pour vous inscrire à une activité de sensibilisation, pendant la Semaine ou à tout moment de l’année, il suffit de communiquer avec votre fédération régionale de l’UPA. Je compte sur vous!