Les festivités de Noël et du jour de l’An sont passées. Nous avons offert et reçu des souhaits pour l’année qui commence. Laissez-moi vous adresser à mon tour mes meilleurs vœux pour 2018.

Bien sûr, mon premier souhait est que vous conserviez ou recouvriez la santé.

On dit souvent que celle-ci est le bien le plus précieux et rien n’est plus vrai. Je vous souhaite donc de prendre soin de votre santé physique et psychologique et de celle de vos proches. Le stress est important en production agricole et en 2018, on redouble de prudence. À la ferme, les risques d’accident sont nombreux.

De plus, je nous souhaite une véritable politique bioalimentaire. Les bases pour y parvenir sont là. Le Sommet sur l’alimentation de novembre dernier a été un succès. Le premier ministre s’est personnellement engagé en donnant un appui très fort au ministre de l’Agriculture, Laurent Lessard. Les producteurs et productrices du Québec seront au rendez-vous pour réaliser les ambitions du gouvernement. Je répète ce souhait qui me tient vraiment à cœur : pour 2018, une politique bioalimentaire d’envergure qui permettra le développement compétitif du secteur agroalimentaire et qui répondra aux aspirations de nos concitoyens et consommateurs.

Un autre de mes souhaits pour cette année, c’est le règlement du dossier de la fiscalité foncière agricole, puisque le coût des taxes foncières grève une partie de plus en plus importante des revenus nets des entreprises. Alors que la hausse des budgets des municipalités suit l’inflation, les coûts du Programme de crédit de taxes foncières agricoles ont crû de 9,4 % en 2016. Pour 2017 et 2018, l’augmentation sera encore plus importante. Il est évident qu’il y a un déplacement de la charge fiscale du secteur résidentiel vers l’agriculture. Pour 2018, ce dossier doit se régler dès les premiers mois de l’année.

Je nous souhaite également, bien que ce soit improbable, que l’Accord de libre-échange nord-américain soit reconduit. Il s’agit d’une entente importante qui a contribué à l’essor de l’économie canadienne. C’est le vœu probablement le plus cher du gouvernement canadien, mais qui risque de se buter à l’intransigeance de l’administration Trump. Nous saurons en début d’année ce qu’il en sera. Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, ne misent plus sur le multilatéralisme pour asseoir leur influence dans le monde. C’est un changement très important qui aura des impacts à plusieurs niveaux, et dont on ne voit pas encore toutes les conséquences.

En 2018, je souhaite également que l’on protège plus et mieux nos terres agricoles contre l’étalement urbain et l’accaparement. Ces deux phénomènes doivent être contenus. Protéger nos terres agricoles est aussi important que protéger la qualité de l’eau et de l’air. Les terres agricoles nous nourrissent. C’est pour cette raison que les investisseurs veulent les accaparer. On ne permettrait pas que des investisseurs s’approprient l’eau que nous buvons ou l’air que nous respirons.

Enfin, pour 2018, je vous souhaite du succès dans l’exploitation de votre entreprise. Que la météo soit de votre bord pour de bonnes récoltes et que les prix de vos produits sur les marchés vous permettent de rémunérer correctement votre travail et vos investissements. C’est votre souhait le plus cher, je le sais.

À tous, bonne année 2018!

Éditorial La Terre de chez nous
Édition du 10 au 16 janvier 2018
Marcel Groleau, président général