Malgré une météo chancelante, près de 110 000 personnes ont participé à la 17e édition de la Journée portes ouvertes sur les fermes du Québec, le 8 septembre dernier.

Comme chaque année, j’ai eu l’occasion de passer l’avant-midi au Parc olympique de Montréal en présence de milliers de visiteurs. Le volet montréalais continue d’attirer les foules et les questions sont toujours aussi nombreuses. Les animateurs de kiosques, producteurs et productrices, employés ou intervenants selon le cas, ont fait un superbe travail.

L’après-midi était consacré à la visite de trois fermes de la Montérégie : le Potager Mont-Rouge à Rougemont, Brosseau Simmental à Roxton Pond et le Gîte des Oies à Roxton Falls. J’étais accompagné, pour l’occasion, de la porte-parole des Portes ouvertes, Marie-Eve Janvier, et du ministre de l’Agriculture, André Lamontagne. Ce dernier était en terrain connu, car deux des trois fermes visitées (Brosseau Simmental et le Gîte des Oies) étaient dans sa circonscription. Johanne Héroux, directrice principale aux affaires corporatives et aux communications, des Compagnies Loblaw limitée, ainsi que René Gagnon et Sylvain Morel, respectivement directeur au développement des affaires des marchés agricole et agroalimentaire et vice-président du financement agricole et agroalimentaire pour le Mouvement Desjardins, étaient aussi de la partie. Un gros merci aux producteurs et productrices qui nous ont accueillis.

L’événement avait comme thématique « L’environnement, c’est dans notre culture! », ce qui, paradoxalement, nous ramène à l’origine même des Portes ouvertes. Il y a 17 ans, les productrices et les producteurs étaient sur la sellette en matière d’environnement. C’est encore le cas cette année, plus particulièrement en ce qui concerne l’usage des pesticides. Parler d’agroenvironnement et permettre aux visiteurs d’observer les progrès accomplis est donc dans l’ADN des Portes ouvertes. Les gens sont souvent surpris de constater que la réalité du terrain est bien différente de celle rapportée dans plusieurs médias.

À la fin du mois, la commission parlementaire sur l’emploi des pesticides nous permettra d’approfondir le sujet et de déboulonner quelques mythes. Le Sommet agroenvironnemental organisé conjointement par l’Union des producteurs agricoles et le laboratoire d’économie écologique de l’Université du Québec en Outaouais, les 30 et 31 octobre prochains au Centre des sciences de Montréal, permettra quant à lui de souligner les progrès réalisés dans le secteur agricole des 30 dernières années et de réitérer l’importance d’une démarche agroenvironnementale réfléchie, claire et cohérente au cours de la prochaine décennie.

La Journée portes ouvertes est un puissant véhicule de communication. L’agriculture n’est plus une réalité quotidienne pour la grande majorité des Québécoises et des Québécois. L’intérêt pour l’alimentation ne se dément toutefois pas, d’où l’organisation d’activités et d’initiatives pour bâtir des ponts et favoriser une compréhension mutuelle de nos points de vue respectifs.

Tous mes remerciements aux partenaires des Portes ouvertes : le Mouvement Desjardins, les bannières Provigo et Maxi, membres du groupe Loblaw, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, La Coop fédérée, Promutuel Assurance, la Fédération québécoise des municipalités, La Financière agricole du Québec, l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, l’Ordre des agronomes du Québec, la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval, le Campus Macdonald de l’Université McGill et La Terre de chez nous. Un merci spécial à VIA Pôle d’expertise en services-conseils agricoles.

En terminant, un gros merci aux 96 familles, à leur entourage et aux 12 000 bénévoles qui ont contribué au succès de cette 17e édition. Les Portes ouvertes ne seraient pas le rendez-vous automnal que des milliers de Québécoises et de Québécois attendent chaque année sans le précieux concours des productrices et des producteurs qui acceptent de les accueillir.

Éditorial La Terre de chez nous
Édition du 18 septembre 2019
Marcel Groleau, président général