La période des assemblées générales annuelles des fédérations régionales s’est amorcée la semaine dernière et se termine cette semaine. Réunissant les délégués des syndicats locaux et spécialisés de la région, ces rencontres permettent d’aborder les enjeux à la fois locaux, régionaux et provinciaux, d’adopter des résolutions et de les acheminer pour qu’elles alimentent les débats lors du prochain congrès provincial des 3, 4 et 5 décembre prochains, à Québec.

Cette année est particulière, car nous devons adopter le prochain plan de financement de l’Union. Cet exercice, toujours délicat, est de la plus grande importance pour que notre organisation et ses composantes puissent répondre aux attentes des producteurs et faire face aux nombreux enjeux qui les concernent. Le plan proposé cette année fait suite à une longue réflexion impliquant des représentants des syndicats locaux, des fédérations régionales, des groupes spécialisés et de la Confédération. Une firme externe, MCE Conseil, a d’abord fait le tour de nos instances et de nos façons de faire pour valider que l’organisation fonctionne de façon optimale.

Les recommandations de la firme sont en cours d’implantation ou le seront prochainement, selon le cas. Son analyse confirme toutefois que les différentes composantes de l’Union font du bon travail et que les sommes dont elle dispose sont bien utilisées. Un sondage auprès des producteurs confirme d’ailleurs que leur satisfaction à l’endroit de l’organisation est à la hausse et qu’ils se réfèrent prioritairement à l’Union et à ses affiliés lorsqu’ils sont confrontés à des problèmes.

Les besoins financiers de l’organisation pour les années à venir font l’objet d’une évaluation serrée lors de l’élaboration de chaque plan de financement. Ce dernier assure le fonctionnement des syndicats locaux, des fédérations régionales et de la Confédération. L’augmentation demandée pour le financement de l’organisation pour les cinq prochaines années (cotisations et contributions) sera en moyenne de 1,88 % par année, donc en deçà de l’inflation estimée. Je remercie les membres du Comité sur le financement à moyen et long terme ainsi que les membres du Conseil général de l’UPA pour ce résultat. 

Les dispositions actuelles de la Loi sur les producteurs agricoles imposent des limites à la façon de répartir le financement entre les entreprises agricoles. Une résolution unanime du Congrès général de 2017 demandait une modification à la Loi pour que nous puissions corriger cette situation. L’élection de 2018 et le changement de gouvernement ont retardé ce dossier, mais la résolution du Congrès est toujours en vigueur.

La présence de l’Union sur l’ensemble du territoire québécois est un avantage énorme pour les agricultrices et agriculteurs du Québec. La proximité avec nos élus municipaux sur les dossiers qui touchent le territoire et les activités agricoles est de plus en plus importante. La gestion des milieux humides, qui risque d’avoir de gros impacts sur l’agriculture, demandera beaucoup d’énergie au cours des prochaines années. 

Depuis quelques années, la pression sur le métier et les pratiques agricoles augmente sans cesse et ne s’arrêtera pas. La lutte aux changements climatiques, la protection de la biodiversité, les questions sur l’usage des pesticides et la remise en cause de la consommation de viande sont autant de sujets qui demanderont une communication de plus en plus soutenue avec nos concitoyens. C’est là que notre présence sur le territoire revêt toute son importance.

Nous avons, au Québec, plus particulièrement dans nos milieux ruraux et encore plus parmi les agriculteurs et les agricultrices, le sens du travail collectif. L’Union, en raison notamment du financement qui lui est accordé, est en mesure de porter ce message sur toutes les tribunes disponibles, dans toutes les sphères de la société, ici et ailleurs dans le monde. Voilà un atout de taille qu’il importe de maintenir fièrement.

Éditorial La Terre de chez nous
Édition du 23 octobre 2019
Marcel Groleau, président général