L’année qui s’achève est propice aux bilans. Beaucoup d’efforts ont été consentis pour améliorer les conditions de santé et de sécurité du travail dans nos fermes en 2019.

Notre colloque et notre semaine de prévention 2019 avaient pour thème la prévention des chutes. Ce qu’on visait – et qu’on vise encore –, c’est la prévention de toutes les chutes, celles de hauteur, celles de même niveau, même celles qu’on fait quand on saute de nos machines au lieu de prendre le temps d’en descendre. Les chutes nous concernent tous et les statistiques de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) nous montrent que toutes les productions sont concernées. Les solutions sont pourtant simples à appliquer : garde-corps, lignes de vie, harnais, planchers nettoyés, trous bouchés ou refermés… et trois secondes de plus pour prendre le temps de descendre de nos machines en utilisant la technique des trois points d’appui, etc. Des mesures simples et à la portée de tous qui nous permettraient de réduire de 20 % les accidents du travail en agriculture.

Tout au long de l’année, nous avons aussi soutenu nos affiliés pour améliorer la prévention. Avec les producteurs de lait, nous nous sommes concentrés sur la prévention des risques d’exposition aux gaz d’ensilage. Des ateliers de prévention, des réunions avec des agriculteurs puis avec les fabricants de silos nous ont notamment permis de rappeler l’importance de la ventilation et la nécessaire détection des gaz. Avec les éleveurs de porcs, nous avons participé à un comité de travail qui s’est d’abord penché sur la prévention de l’exposition aux gaz de lisier, puis sur le développement d’un manuel de bonnes pratiques en santé et sécurité du travail. Du côté des producteurs de grains, l’accent a été mis sur la phytoprotection et l’équipement de protection individuelle.

Les risques à la santé et à la sécurité du travail en agriculture sont bien réels : ils ont un impact financier sur nos entreprises et nos ressources humaines. Avec la collaboration de la CNESST, notre mutuelle de prévention, notre équipe à la Confédération et des préventionnistes présents dans toutes nos régions, nous soutenons déjà un grand nombre d’entreprises, mais nous jugions que c’était insuffisant. Un nouveau partenariat avec la CNESST nous a permis de lancer le projet Prévention agricole + qui se traduira par 215 visites de fermes pour aider à l’identification des dangers et dispenser des conseils sur les moyens de prévention à mettre en place. Amorcé en 2019, ce projet sera poursuivi en 2020. L’accueil est des plus positifs : les producteurs se sentent soutenus. Si vous souhaitez faire partie des chanceux qui bénéficieront de ces visites de prévention, communiquez dès aujourd’hui avec le préventionniste de votre région. Faites vite, le nombre de places est limité.

Et ce n’est pas fini! Nous voulons en faire encore plus. Une table de concertation dédiée à la santé et la sécurité du travail et à la santé psychologique s’est réunie pour la première fois en novembre. Elle nous permettra de rallier différents acteurs de notre industrie pour travailler avec nous à l’amélioration de la prévention dans notre secteur. Nous maintenons aussi notre objectif que soient développés des programmes pour soutenir les producteurs en matière de prévention, tant sur le plan des services-conseils que pour l’achat d’équipement.

Tout cela pour vous dire que nous sommes engagés en prévention pour améliorer la santé et la sécurité de tous ceux et celles qui travaillent avec vous dans votre ferme, car je suis convaincu que la santé et la sécurité du travail en agriculture, c’est bénéfique pour tous.

Je souhaite aux productrices et producteurs de très joyeuses Fêtes en santé et sécurité et une année 2020 remplie d’actions en prévention!

Éditorial La Terre de chez nous
Édition du 18 décembre 2019
Martin Caron, premier vice-président