Longueuil, 21 July 2017 — L’Union des producteurs agricoles (UPA) accueille positivement la révision globale des programmes fédéraux de gestion des risques, annoncée aujourd’hui à St-John’s (Terre-Neuve et Labrador) au terme de la réunion annuelle des ministres de l’Agriculture des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux (FPT). Elle constate toutefois que le gouvernement canadien n’entend pas, pour le moment, bonifier l’investissement prévu pour le financement de ces programmes.

« La gestion des risques est l’une des conditions essentielles à la pérennité du secteur agricole. Les agriculteurs québécois et canadiens doivent pouvoir compter sur des programmes stables, efficaces, flexibles et adéquatement financés  », a déclaré le président général de l’UPA, Marcel Groleau, précisant que ces outils doivent assurer un véritable filet de sécurité contre la volatilité des prix, les ravageurs, les maladies et les aléas climatiques.

Rappelons que le prochain cadre stratégique pour l’agriculture sera lancé le 1er avril 2018. Le cadre actuel (Cultivons l’avenir 2) représente un investissement fédéral-provincial-territorial de 3 milliards $ sur 5 ans (programmes fédéraux et programmes financés conjointement avec les gouvernements provinciaux et territoriaux). Comme l’a mentionné cette semaine le ministre québécois de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Laurent Lessard, les producteurs québécois ont besoin à la fois de continuité et d’amélioration dans ces programmes pour permettre une meilleure gestion des risques et favoriser l’innovation, la productivité et la croissance du secteur agricole.

« Il est impératif de rétablir le financement des programmes à ce qu’il était avant les compressions de 2013. La simple reconduction du financement accordé ces dernières années ne représente pas un appui à la hauteur du potentiel des agriculteurs canadiens et québécois », a continué M. Groleau, ajoutant que les programmes canadiens doivent être aussi compétitifs que ceux des États-Unis pour profiter des nombreuses opportunités des marchés locaux, nationaux et internationaux.

L’UPA est également satisfaite de la position unanime des gouvernements FPT sur l’importance de la gestion de l’offre. Cette affirmation commune, à l’aube d’une renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain, est importante et devait être entendue. Malheureusement, le ministre canadien de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Lawrence MacAulay, n’a apporté aucune précision sur les deux programmes de compensation à l’intention des producteurs laitiers et fromagers, en marge de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne qui entrera progressivement en vigueur dès le 21 septembre prochain. Pour l’Union, il est grand temps d’en dire plus sur les paramètres de ces programmes et sur l’allocation des contingents tarifaires d’importation de fromages européens.

Soulignons en terminant que les dirigeants du secteur agricole, parallèlement à la rencontre ministérielle, se sont réunis plus tôt cette semaine à St-John’s avec les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux de l’Agriculture durant la Table ronde annuelle industrie-gouvernement organisée par la Fédération canadienne de l’Agriculture. « La Table ronde a permis de communiquer aux élus provinciaux et fédéraux les priorités et les stratégies visant à assurer la croissance du secteur agricole. L’écoute des élus était au rendez-vous. Il faut maintenant aller plus loin », a conclu M. Groleau.