Montréal, 20 November 2019 — Le soudain conflit de travail qui oppose le CN à ses syndiqués, dont la conséquence première touche l’approvisionnement en propane, entraîne des conséquences immédiates et négatives sur les fermes et les agriculteurs du Québec.  

Cet appel à l’urgence d’agir s’ajoute à celui des différents acteurs du secteur agroalimentaire et de l’industrie du propane formulé hier.

La Coop fédérée et l’Union des producteurs agricoles implorent donc les gouvernements provincial et fédéral d’agir immédiatement, sans quoi de nombreux agriculteurs du Québec, qui cette année en plus de composer avec des conditions météorologiques difficiles qui affectent leurs récoltes, se retrouveront avec des problèmes logistiques majeurs qui pourraient entraîner des pertes financières importantes.

La crise du propane qui arrive en pleine période de séchage des grains ne peut être prise à la légère. Les producteurs agricoles subissent déjà les contrecoups d’une météo particulièrement difficile cette année. On ne peut tolérer la situation actuelle qui menace grandement la production et qui risque d’avoir des impacts irréversibles sur l’ensemble du secteur agricole. Compte tenu de l’état actuel des stocks et des réserves de propane, les mesures de contingence proposées par l’industrie et les actions entreprises par nos coopératives et Sollio Agriculture pour aider nos membres ne suffiront pas à rétablir la situation, ce qui entraîne déjà des impacts négatifs pour nos agriculteurs, sans oublier les conséquences pour les consommateurs et les animaux, d’où l’urgence d’agir, affirme le président de La Coop fédérée, Ghislain Gervais.

Cette pénurie de propane survient à un moment particulièrement critique pour les producteurs de grains, aux prises avec l’une des récoltes les plus humides depuis des décennies. Elle affecte aussi d’autres secteurs de production, en l’occurrence celui de la volaille. Des mesures extraordinaires sont requises et les deux paliers de gouvernement doivent agir rapidement.  À l’heure actuelle, c’est la priorité dans le secteur agricole, car si la situation ne se résorbe pas et qu’elle perdure, cela va vite devenir dramatique, ajoute le président de l’UPA, Marcel Groleau.