Longueuil, 17 May 2021 — L’Union des producteurs agricoles (UPA) a pris connaissance de l’annonce du gouvernement du Québec sur le Réseau express de la Capitale (REC) et s’inquiète grandement de l’impact de ce projet sur l’étalement urbain et la zone agricole, plus spécifiquement au regard de l’emplacement choisi pour l’extrémité sud du futur tunnel Québec-Lévis.

« L’emplacement de l’extrémité sud du futur tunnel ne correspond pas au tracé de moindre impact et ouvre beaucoup trop grande la porte à l’urbanisation en zone actuellement réservée à l’agriculture. Il est impératif de prévoir des mesures visant à limiter les conséquences sur le territoire et les activités agricoles dans ce secteur, quitte à revoir l’emplacement et à apporter les ajustements nécessaires s’il le faut », a déclaré le président général de l’UPA, Marcel Groleau.

L’UPA considère, comme un grand nombre d’intervenants, que la démonstration des besoins justifiant la construction d’un nouveau lien reste à faire. En effet, la grande majorité des experts confirme que les comportements citoyens requièrent de moins en moins de déplacements (télétravail, achat en ligne, etc.) et que chaque projet autoroutier va à l’encontre de la densification du territoire, qui est la solution optimale pour contrer l’urbanisation, l’étalement urbain et la congestion routière. En clair, l’étalement urbain est la source du problème de congestion routière et on souhaite le régler par des moyens qui vont favoriser, paradoxalement, encore plus d’étalement urbain!

L’UPA continuera de suivre de très près ce dossier déterminant pour le territoire et les activités agricoles dans ce secteur. À cet égard, le pire des scénarios serait que le gouvernement décide d’exclure du dossier la Commission de protection du territoire agricole du Québec, à qui il appartient non seulement d’analyser les requêtes, mais aussi d’en juger les mérites et de proposer des mesures de mitigation appropriées, lorsque nécessaire. Ce projet de grande envergure est, aussi, paradoxal avec la volonté du gouvernement d’amorcer une vaste réflexion sur l’urbanisme et l’aménagement du territoire.