Longueuil, 03 octobre 2014 — L’Union des producteurs agricoles est déçue de la décision du gouvernement de ne pas verser la totalité du budget de l’année 2014-2015 à La Financière agricole du Québec (FADQ). Ce budget a pourtant été adopté par décret ministériel il y a quelques semaines à peine. Ces sommes sont nécessaires pour effectuer les ajustements requis aux différents programmes de gestion des risques. En effet, à la suite des mesures de resserrement que le gouvernement a imposées à ces programmes en 2009, la production a chuté de 20 à 50 % selon les secteurs (porcin, ovin, bovin). L’Union estime que ces baisses de production ont engendré des pertes de revenus de plus de 300 millions $ à la ferme, et tout autant au niveau de la transformation alimentaire. Ce sont des retombées majeures pour l’économie dont s’est privé le Québec au cours des 5 dernières années. L’agriculture peut participer à la relance économique, mais les outils nécessaires doivent être là. C’est le message que le président de l’Union des producteurs agricoles a porté au président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, au cours d’une rencontre tenue un peu plus tôt cette semaine.

Alors que le gouvernement du Québec annonce cette ponction dans le budget de la FADQ, la première ministre de l’Ontario donnait, la semaine dernière, à son ministre de l’Agriculture, le mandat de doubler la croissance dans son secteur afin de créer 120 000 emplois d’ici 2020. Elle déclarait du même souffle que le secteur agricole offre de grandes promesses en termes de nouveaux investissements et de nouveaux emplois, et qu’elle attribuerait les ressources pour y parvenir.

L’agriculture est le premier secteur primaire au Québec et la transformation alimentaire le premier secteur manufacturier en termes de retombées économiques et de création d’emplois. Un groupe de travail a été mandaté par le gouvernement, plus tôt cette année, pour proposer des mesures d’ajustement aux différents programmes administrés par la FADQ afin, justement, de tirer le plein potentiel des retombées économiques du secteur. Ce groupe de travail doit présenter son rapport au ministre de l’Agriculture d’ici la fin de l’automne. L’Union participe à ces travaux et compte maintenant sur le gouvernement pour que des mesures concrètes soient mises en place dès l’année 2015?2016. Cela peut très bien se faire dans le respect du cadre financier de la FADQ.

« La semaine dernière, le ministre de l’Économie de l’innovation et de l’exportation, Jacques Daoust, déclarait que « le Québec doit miser sur des industries pérennes comme l’agriculture et les ressources naturelles ». Le gouvernement aura très bientôt l’occasion de le démontrer lorsque viendra le temps de faire les ajustements requis aux différents programmes de la FADQ »,

a déclaré le président de l’Union, Marcel Groleau.

Rappelons que l’agriculture et la transformation alimentaire contribuent, chaque année, à hauteur de 10,6 G$ au produit intérieur brut québécois, procurent de l’emploi à plus de 124 000 personnes dans toutes les régions du Québec, exportent quelque 6,1 G$ en denrées et génèrent des revenus de taxation de l’ordre de 2,5 G$ pour le gouvernement du Québec.

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Information

Patrice Juneau
Conseiller aux affaires publiques, UPA
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