Longueuil, 24 novembre 2014 — L’Union des producteurs agricoles (UPA) et le Conseil de la transformation alimentaire et des produits de consommation (CTAC) réagissent positivement aux commentaires du ministre responsable de l’Administration gouvernementale et de la Révision permanente des programmes et président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, concernant le rapport de la Commission de révision permanente des programmes. Pour les deux organisations, la complexité du secteur agricole a complètement échappé à l’analyse de la Commission, en plus de faire abstraction des plus récentes données démontrant que le soutien accordé aux agriculteurs québécois est plus bas que celui des pays de l’OCDE. En 2013, le soutien québécois est même plus bas que celui des États-Unis.

Si les commentaires du ministre Coiteux sont de nature à rassurer le secteur agroalimentaire, notamment sur la prise en compte de sa contribution exceptionnelle à l’économie du Québec, il est important que le ministre Paradis intervienne rapidement pour rétablir la confiance des producteurs et des transformateurs. Des décisions d’investissement se prennent tous les jours. Les producteurs et les institutions financières doivent rapidement avoir l’heure juste quant à l’avenir du programme d’assurance des revenus, à défaut de quoi les projets d’investissement présentement à l’étude seront abandonnés. Cela serait désastreux pour l’économie du secteur et des régions.

Rappelons que l’agriculture et la transformation alimentaire, premiers secteurs primaire et manufacturier au chapitre des emplois et des retombées économiques, jouent un rôle de premier plan dans le développement du Québec et de ses régions. En 2013, ces secteurs ont en effet généré près de 200 000 emplois, soit un emploi sur 20 au Québec. Ils ont aussi engendré plus de 17 G$ de PIB, représentant 5,9 % du PIB québécois, et apporté plus de 4,5 G$ aux revenus des divers paliers de gouvernement. Pour maintenir ce haut niveau de performance, il importe de maintenir le soutien aux entreprises agricoles et agroalimentaires au regard, notamment, des nombreux risques (de marché, climatiques, sanitaires, etc.) qui caractérisent ce secteur.

Les producteurs agricoles sont des entrepreneurs qui prennent leurs décisions d’investissement sur la base des risques qu’ils rencontrent. Sans un certain niveau de prévisibilité et de stabilité, ils ne peuvent pas se permettre d’aller de l’avant, compte tenu des risques élevés uniques à ce secteur. Et c’est pour cette raison que partout à travers le monde, les gouvernements interviennent en agriculture. Les producteurs agricoles du Québec doivent pouvoir compter sur leur gouvernement pour partager les risques avec eux.

a déclaré le président général de l’UPA, Marcel Groleau.

Les recommandations du rapport Robillard créent de l’incertitude dans le secteur agroalimentaire. La nécessité que les entreprises de transformation alimentaire puissent connaître rapidement les intentions du gouvernement vont favoriser un climat propice aux investissements.

a complété la présidente-directrice générale du CTAC, Sylvie Cloutier.

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