Québec, 02 décembre 2014 — Objectif 25 000 emplois de plus: l’agriculture et la transformation alimentaire peuvent contribuer encore plus à la relance. « L’agriculture et la transformation alimentaire peuvent contribuer encore plus à la relance économique du Québec en créant 25 000 emplois additionnels au cours des six prochaines années », a déclaré le président général de l’Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau, dans le cadre du 90e Congrès général de l’organisation qui se tient à Québec jusqu’à jeudi.

M. Groleau a rappelé que l’agriculture et la transformation alimentaire, premiers secteurs primaire et manufacturier au chapitre des emplois et des retombées économiques, jouent déjà un rôle de premier plan dans le développement du Québec et de ses régions. En 2013, ces secteurs ont généré près de 200 000 emplois, soit un emploi sur 20 au Québec. Ils ont aussi engendré plus de 17 G$ de PIB, représentant 5,9 % du PIB québécois, et apporté plus de 4,5 G$ aux revenus des divers paliers de gouvernement.

 « Au cours des six dernières années, le PIB de l’agriculture et de la transformation alimentaire au Québec a augmenté de 2,5 G$. Si on réussit à faire la même chose au cours des six prochaines années, c’est 25 000 nouveaux emplois que nous allons créer, c’est-à-dire 10 % de la cible d’emplois du gouvernement », a continué M. Groleau. Cela portera à près de 8 G$ les investissements des producteurs et des transformateurs dans leurs entreprises, et à plus de 36 G$ les exportations de nos produits à travers le monde sur cette période de six ans. « Si l’État est au rendez?vous, nous le serons aussi », a ajouté le président de l’Union.

 

Dans son allocution, M. Groleau a aussi fait référence à un phénomène qui continue de prendre de l’ampleur au Québec : l’accaparement et la financiarisation des terres agricoles. « Des dizaines de milliers d’hectares sont actuellement la propriété de sociétés d’investissement. En cinq ans seulement, des sociétés comme Pangea, Investerre et Partenaires agricoles ont mis la main sur plus de 75 000 hectares, c’est-à-dire près de 4 % de la zone agricole cultivable au Québec. La tendance s’accélère et le Québec ne peut plus remettre à plus tard ses interventions pour freiner l’appétit de ces sociétés », a commenté le président de l’Union.

Pour M. Groleau, le gouvernement du Québec doit se donner les moyens de connaître la situation et suivre la tendance. C’est pourquoi des mesures intérimaires sont requises pour une période de trois ans pendant laquelle l’acquisition de terres par entreprises ou par actionnaires de plusieurs entreprises serait d’un maximum de 100 hectares par année. Les transferts de fermes à la relève agricole seraient exemptés de cette mesure. « Cela permettrait au gouvernement de faire une véritable analyse et d’arriver avec des solutions globales, non seulement à l’accaparement des terres, mais aussi à l’accès à la profession pour la relève entrepreneuriale », a conclu le président de l’Union.

 

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Information : Patrice Juneau
Conseiller aux affaires publiques
Union des producteurs agricoles
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