Longueuil, 05 juin 2015 — L’Union des producteurs agricoles (UPA) a pris connaissance du projet de loi visant l’amélioration de la situation juridique de l’animal, déposé aujourd’hui à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. Pierre Paradis.

À sa première lecture, l’UPA considère que ce projet de loi offre la flexibilité nécessaire à la pratique de l’élevage au Québec, à l’intérieur des codes de bonnes pratiques existants. Ces codes pancanadiens sont en effet déjà en vigueur dans la plupart des secteurs animaliers et respectent les dispositions du projet déposé aujourd’hui. Il y a donc lieu de qualifier ces codes d’avant-gardistes, tout en précisant que l’application des règlements qui découleront éventuellement du projet de loi sera déterminante. Plus particulièrement, il faudra que les pénalités et les sanctions soient proportionnelles à la faute.

Pour l’Union, le projet de loi démontre une préoccupation accrue, au Québec comme ailleurs, pour le bien-être animal.

De façon générale, les citoyens veulent avoir l’assurance que des pratiques sans cruauté sont mises en œuvre dans l’élevage, le transport et l’abattage des animaux, et que ces derniers ont accès à des aliments sécuritaires, produits dans des conditions responsables. Cette volonté est tout à fait légitime. Pour les éleveurs québécois, maltraiter un animal, peu importe les circonstances, constitue un geste inacceptable et doit être fortement réprimandé.

L’UPA déplore toutefois les interventions de divers groupes de pression qui salissent la réputation des producteurs en faisant croire à la population que les cas de maltraitance sont nombreux et représentent la norme dans les secteurs de l’élevage. Cette stratégie de communication est une pratique répréhensible qui mérite aussi d’être fortement dénoncée. Il est également important de faire la distinction entre les préoccupations légitimes des citoyens et les revendications de certaines associations militantes, pour qui le principe d’élevage des animaux pour des fins d’alimentation sera toujours inacceptable, peu importe la législation en vigueur.