Longueuil, 20 janvier 2017 — Le rapport du BAPE sur le futur Réseau électrique métropolitain (REM) rendu public aujourd’hui et l’avis de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) dévoilé l’automne dernier militent fortement en faveur d’une révision à la hausse de l’acceptabilité sociale du projet.

Dans son rapport déposé aujourd’hui, le BAPE soulève notamment des questions sur la pertinence du projet, sa rentabilité, son empiètement en zone verte et le risque d’étalement urbain. Comme le mentionne le BAPE, « Devant l’absence d’information complète et détaillée sur plusieurs enjeux (…), la commission d’enquête du BAPE considère qu’il serait prématuré d’autoriser la réalisation du projet ».

À ce chapitre, rappelons que l’implantation d’une station terminale en zone agricole, à l’intersection sud des autoroutes 10 et 30 sur la Rive-Sud de Montréal, ouvre toute grande la porte à l’étalement urbain. Le projet domiciliaire du consortium Champlain-Brossard, annoncé avant même l’approbation du REM, en témoigne de façon éloquente. C’est l’équivalent d’une petite municipalité qu’on veut implanter en zone agricole, tout juste à côté de la station terminale, sur des terres qui pourraient être rapidement remises en culture si elles appartenaient à nouveau à des agriculteurs.

Pour l’Union des producteurs agricoles (UPA), le gouvernement du Québec doit demander à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) de revoir son projet à la lumière des analyses du BAPE et de la CPTAQ. Il serait inapproprié de donner le feu vert au projet dans sa forme actuelle, d’autant plus que le processus accéléré dont il fait l’objet nuit à son analyse rigoureuse par les instances appropriées.