Longueuil, 28 mars 2017 — L’Union des producteurs agricoles accueille positivement les mesures visant à appuyer le secteur agricole et agroalimentaire dans le discours sur le budget 2017-2018.

« La demande alimentaire pour des produits de qualité est en forte croissance au Québec, dans les provinces canadiennes, dans le nord-est des États-Unis et ailleurs dans le monde. Les mesures annoncées aujourd’hui sont en deçà des besoins exprimés, mais permettront tout de même aux entreprises agricoles québécoises de mieux se positionner pour saisir ces opportunités », a commenté le président général de l’UPA, Marcel Groleau.

Pour appuyer le secteur agricole et agroalimentaire, le discours sur le budget prévoit une somme de 159,2 M$ sur cinq ans : 95 M$ pour appuyer l’investissement dans le secteur agricole; 42,5 M$ en appui à l’agriculture novatrice, dont l’agriculture biologique, et à la transformation alimentaire; 4 M$ pour l’élargissement à d’autres régions du Programme de soutien au drainage et au chaulage des terres; 3,7 M$ pour favoriser le développement des serres (rabais d’électricité); 14 M$ pour favoriser une réduction de l’utilisation des pesticides. Le discours sur le budget prévoit aussi :

  • un pouvoir de taxation sur les terres en friches accordé à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM);
  • un mécanisme de compensation à venir pour la perte des terres agricoles encourues par l’implantation du Réseau électrique métropolitain;
  • 9 M$ pour soutenir le secteur des boissons alcooliques sur 5 ans;
  • 37 M$ aux municipalités pour compenser notamment les agriculteurs affectés par de nouvelles mesures de protection des sources d’eau potables prévues au Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection;
  • 10 M$ pour intensifier la lutte contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette;
  • 17 M$ pour améliorer les infrastructures nécessaires à la production de plants forestiers (pépinières) sur les terres publiques et privées.

« Le gouvernement du Québec a fait un pas dans la bonne direction, mais des appuis additionnels sont requis. Les besoins exprimés pour relancer les investissements sont de l’ordre de 250 M$. Une attention particulière à la sécurité du revenu et au défi environnemental, plus spécifiquement dans le secteur végétal, est aussi nécessaire. Les attentes du monde agricole sont importantes, légitimes et démontrées. Le gouvernement devra donc compléter les annonces d’aujourd’hui lors du Sommet sur l’alimentation de cet automne », a conclu Marcel Groleau.