Longueuil, 17 novembre 2017 — L’Union des producteurs agricoles (UPA) est optimiste au sortir du Sommet de l’alimentation qui s’est tenu aujourd’hui, à Québec, en présence des principales forces vives du milieu bioalimentaire québécois.

« Le gouvernement du Québec propose des cibles de croissance ambitieuses dans tous les segments de marché. C’est de bon augure pour la future politique bioalimentaire québécoise », a déclaré le président général de l’UPA, Marcel Groleau.

Rappelons que le Sommet sur l’alimentation est l’aboutissement d’une démarche de consultation entamée l’an dernier, en vue de l’adoption d’une politique bioalimentaire québécoise en 2018. À ce chapitre, le gouvernement du Québec a su retenir l’essentiel des grands consensus exprimés tout au long de la consultation, c’est-à-dire augmenter de façon significative la production et la transformation agroalimentaire québécoise en répondant aux nombreuses attentes de nos consommateurs. Pour atteindre ces cibles, le Québec devra augmenter la présence de ses produits sur tous les marchés.

Le gouvernement propose notamment de porter à 15 G$ d’ici 2025 les investissements (privés + publics) des secteurs de la production, de la capture et de la transformation alimentaire au Québec (3 G$ de plus que pour la période 2006-2015). Il envisage aussi d’ajouter 10 G$ de contenu québécois dans les produits alimentaires achetés au Québec (passant de 24 G$ à 34 G$ en 2025) et de porter à 14 G$ d’ici 2025 les exportations bioalimentaires à l’international (6 G$ de plus que pour la période 2006-2015). Un des moyens identifiés pour atteindre ces cibles est de doubler la superficie en production biologique d’ici 2025.

Les principaux indicateurs économiques des dernières années pour le secteur agroalimentaire sont encourageants. Entre 2007 et 2016, les revenus agricoles ont augmenté de 26 % et les exportations agroalimentaires ont doublé. Ces bons résultats reposent d’abord sur la demande et les bons prix sur les marchés, bien entendu, mais aussi sur l’action collective des producteurs et le travail des filières dans chacun des secteurs, un atout important pour atteindre les objectifs de la future politique.

« Notre agriculture est performante et la demande alimentaire continue d’augmenter. Pour aller plus loin et saisir encore plus d’opportunités sur les marchés d’ici et d’ailleurs dans le monde, il est primordial d’équiper nos entreprises agricoles de bons outils, comme dans tout secteur économique », a ajouté M. Groleau, faisant notamment référence à un soutien accru à l’investissement, à un véritable horizon de stabilité et à une action coordonnée entre les ministères concernés.