Québec, 06 décembre 2017 — Réunis en congrès général jusqu’à jeudi, les quelque 320 délégués de l’Union des producteurs agricoles (UPA) ont profité aujourd’hui du passage du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, Laurent Lessard, pour lui remettre un plan agricole ambitieux en vue de la future politique bioalimentaire québécoise.

« Lors du récent Sommet sur l’alimentation, M. Lessard a confirmé le dépôt d’une politique bioalimentaire québécoise au printemps 2018. Aujourd’hui, nous lui présentons des mesures concrètes pour répondre aux attentes de nos concitoyens, assurer le développement à long terme du secteur agricole et atteindre les cibles de croissance proposées par le gouvernement du Québec », a déclaré le président général de l’UPA, Marcel Groleau.

Le plan agricole proposé par l’UPA en vue de la future politique bioalimentaire québécoise répond à plusieurs enjeux du secteur, incluant l’achat local, la salubrité, la traçabilité, le développement durable, les investissements à la ferme, l’agroenvironnement, la gestion des risques, la protection du territoire agricole, l’accès aux terres ainsi que le développement des diverses filières agroalimentaires.

Pour l’UPA, il est impératif d’adopter une politique d’achat de produits d’ici pour le secteur institutionnel, d’accroître l’offre de produits québécois sur les tablettes des détaillants et d’aider les consommateurs à faire des choix éclairés en priorisant l’identification Aliments du Québec. Il est aussi important de développer les marchés locaux, d’appuyer les circuits courts de commercialisation et d’accroître les investissements visant le développement de la production biologique.

L’UPA considère également qu’il faut appuyer l’adaptation des entreprises dans les domaines de l’environnement et du bien-être animal, protéger davantage le territoire agricole et freiner le phénomène d’accaparement des terres. Pour l’Union, il est inacceptable que des deniers publics servent à financer un modèle qui concurrence les agriculteurs de métier, qui empêche le développement d’entreprises familiales, qui favorise l’émergence d’une agriculture de locataires et qui menace l’entrepreneuriat, comme le fait la Caisse de dépôt et placement du Québec (10 M$) et le Fonds de solidarité FTQ (10 M$) avec PANGEA terres agricoles.

« L’agriculture de chez nous a déjà beaucoup à offrir aux consommateurs d’ici et d’ailleurs dans le monde, tant par sa qualité que par sa diversité. Le plan de match que nous proposons aujourd’hui au gouvernement du Québec permettra à nos entreprises agricoles d’aller encore plus loin », a ajouté M. Groleau, faisant notamment référence à des mesures concrètes comme une bonification des programmes de La Financière agricole du Québec, la levée du moratoire sur les superficies en culture ainsi que la mise en place d’un régime de taxation foncière agricole et forestière équitable.