Longueuil, 17 janvier 2018 — L’Union des producteurs agricoles (UPA) est préoccupée par la hausse de 6,67 % du salaire minimum annoncée aujourd’hui et plaide en faveur de mesures pour atténuer l’impact sur les entreprises agricoles du Québec, plus particulièrement dans le secteur horticole (maraîcher, pommes, fraises, framboises, légumes de transformation).

« Lutter contre la pauvreté et les inégalités est un objectif noble, mais le salaire minimum n’est pas le seul outil dont dispose le gouvernement du Québec. Dans le secteur horticole, chaque augmentation du salaire minimum a un impact important sur les coûts de production, ce qui affecte la marge bénéficiaire des entreprises agricoles. Dans notre secteur et contrairement à d’autres, ces coûts additionnels peuvent difficilement être transférés au marché », a déclaré le président général de l’UPA, Marcel Groleau, précisant que nos producteurs doivent notamment supporter la compétition du Mexique et des travailleurs illégaux sur les fermes américaines.

Rappelons qu’environ 60 % des employés agricoles (locaux et travailleurs étrangers temporaires) gagnent un salaire avoisinant le salaire minimum. Soulignons aussi que les dépenses de main-d’œuvre, dans le secteur horticole, représentent de 33 % à 54 % des coûts de production.

Dans un environnement commercial hautement compétitif où des aliments importés produits à moindre coût sont omniprésents, la hausse du salaire minimum est souvent absorbée presque entièrement par les entreprises agricoles, ce qui nuit grandement à leur profitabilité et menace leur pérennité.

« Devant les difficultés, voire l’impossibilité de transférer ces coûts aux marchés, le gouvernement du Québec doit travailler avec le secteur agricole, trouver des solutions et soutenir leur adaptation », a conclu M. Groleau.