Longueuil, 06 septembre 2018 — L’Union des producteurs agricoles (UPA) demande au prochain gouvernement québécois de rétablir le budget annuel de La Financière agricole du Québec (FADQ) à 630 M$ et de permettre que les surplus soient réinvestis pour moderniser et bonifier les programmes.

« Ces dernières années, la très grande majorité des nouveaux emplois ont été créés à Montréal et à Québec. L’agriculture est déjà un puissant moteur économique pour nos régions et peut contribuer encore plus à la création d’emplois, si le prochain gouvernement est au rendez-vous », a déclaré le président général de l’UPA, Marcel Groleau.

Rappelons que les quelque 28 000 entreprises agricoles de chez nous procurent de l’emploi à près de 57 000 personnes. En 2017, le secteur agricole québécois a généré 8,5 G$ de recettes, ce qui en fait la plus importante activité du secteur primaire au Québec et un acteur économique de premier plan, particulièrement dans nos communautés rurales. Selon une étude récente, ces retombées pourraient augmenter de 30 % au cours de la prochaine décennie et créer 21 000 nouveaux emplois, si les conditions nécessaires sont réunies.

Pour atteindre ce niveau de développement et créer des milliers d’emplois en région, les entreprises agricoles doivent être en mesure de saisir les opportunités des marchés d’ici et d’ailleurs. Ce défi suppose toutefois des investissements majeurs pour répondre aux nouvelles attentes à l’égard, notamment, du bien‐être animal et de la protection de l’environnement. Les entreprises agricoles doivent aussi pouvoir compter sur des programmes efficaces de gestion des risques financés à la hauteur des risques, plus particulièrement au regard des plus petites entreprises et de celles situées en régions périphériques.

Décroissance budgétaire et surplus inaccessibles

L’exercice de redressement des finances publiques a coûté cher aux agriculteurs québécois, comme en témoigne l’évolution du budget de la FADQ ces dernières années.

Parallèlement à cette décroissance et en raison d’un contexte plus favorable sur les marchés, la FADQ dégage chaque année des surplus importants qui sont retournés au Fonds consolidé de la province.

C’est donc dire que ces 6 dernières années, plus de 1,5 milliard $ (écarts + surplus) ont été dépensés à d’autres fins que l’agriculture et n’ont donc pas servi à moderniser les programmes, favoriser l’investissement sur les fermes ou bonifier l’aide à la relève, aux petites entreprises et à celles situées en régions périphériques.

« Pour occuper nos marchés et profiter de la demande alimentaire croissante dans le respect des valeurs québécoises, il faut investir et offrir des programmes de gestion des risques adaptés », a conclu Marcel Groleau.

Les demandes de l’UPA dans le cadre de la campagne électorale sont disponibles ici.