Longueuil, 05 septembre 2019 — Suite à la décision de la Ville de Montréal d’interdir le glyphosate sur son territoire, l’Union des producteurs agricoles (UPA) demande aux municipalités québécoises d’attendre les conclusions de la commission parlementaire sur l’impact des pesticides, qui entamera ses travaux dans quelques semaines.
La décision de la Ville de Montréal est précipitée. La situation deviendra rapidement insoutenable si chaque municipalité règlemente l’usage des pesticides sur son territoire. Comme le réclame la Ville de Laval, le gouvernement du Québec doit réglementer l’utilisation des pesticides en milieu urbain pour plus d’uniformité entre les municipalités.
Les producteurs agricoles québécois partagent les préoccupations de leurs concitoyens. L’UPA a d’ailleurs demandé, de concert avec Équiterre et la Fondation David Suzuki, la tenue d’une Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles (CAPERN) sur le sujet.
Rappelons par ailleurs que l’indice de pression (application à l’hectare), au Québec, est le plus bas dans le monde. Il est possible de faire mieux, mais un réinvestissement majeur en agroenvironnement, en matière notamment de recherche et d’accompagnement des producteurs, sera nécessaire.
Pour l’UPA, l’enjeu des pesticides est national (voire mondial). Imposer aux producteurs agricoles une règlementation municipale à géométrie variable, sans même avoir entendu les échanges et pris connaissance des conclusions de la CAPERN, n’est pas une solution responsable en matière de gestion des pesticides.