Longueuil, 10 décembre 2019 — L’Union des producteurs agricoles (UPA) et certains de ses groupes affiliés se sont engagés à remettre 311 000 $ au Programme de récupération en supermarchés (PRS) de Banques alimentaires du Québec (BAQ) au cours des cinq prochaines années. Ce programme permet de récupérer les aliments invendus en épiceries et de les acheminer vers les personnes vivant de l’insécurité alimentaire.

L’Union des producteurs agricoles remettra 311 000 $ à Banques alimentaires du QuébecLa campagne de financement lancée en juin dernier par l’UPA a permis d’amasser 166 000 $ destinés au PRS. La contribution se détaille ainsi : l’UPA (50 000 $), les Producteurs de lait du Québec (50 000 $), la Fédération des producteurs d’œufs du Québec (25 000 $), les Producteurs de grains du Québec (25 000 $), les Producteurs d’œufs d’incubation du Québec (10 000 $), l’Association des producteurs maraîchers du Québec (5 000 $) et la Fédération de l’UPA-Estrie (1 000$).

Ces résultats s’ajoutent à l’engagement des Éleveurs de porcs du Québec, qui avaient déjà conclu un partenariat de six ans avec BAQ pour un montant total de 145 000 $, portant la contribution globale de l’UPA et de ses groupes affiliés à 311 000 $. Cette somme permettra à BAQ de remettre des paniers de denrées, des collations et des repas aux personnes dans le besoin dans le cadre de ce projet unique en son genre au Canada.

Répondre à un double problème : la faim et le gaspillage alimentaire

Le bilan de la faim 2019 de BAQ, dévoilé le 12 novembre dernier, confirme que la faim est toujours présente au sein de la population québécoise malgré un contexte socioéconomique plutôt favorable. Au Québec, ce sont près de 500 000 personnes qui, chaque mois, reçoivent des dons provenant des 19 moissons et de leurs membres affiliés. Le réseau de BAQ répond mensuellement à 1,9 million de demandes d’aide alimentaire. Actuellement, ces organisations peuvent subvenir seulement à 60 % des besoins, malgré un déploiement d’efforts constant.

Paradoxalement, tous les jours, ce sont d’importantes quantités de nourriture invendue qui se retrouvent jetées par les supermarchés aux quatre coins de la province. Ce gaspillage entraîne des conséquences environnementales importantes telles qu’une augmentation des émissions de GES et des quantités de matières putrescibles enfouies par les municipalités en plus des coûts de gestion des matières résiduelles.

Avec la mise en œuvre du PRS en 2017, on souhaite apporter une solution à ces deux problématiques. En effet, ce programme fournit de la nourriture à des Québécois et Québécoises moins nantis tout en apportant une solution au problème écologique et éthique du gaspillage alimentaire. Grâce au PRS, des enfants, des familles, des personnes vivant seules et des aînés reçoivent un précieux coup de main.

Le président général de l’UPA, Marcel Groleau, affirme l’importance de ce projet : « Le Programme de récupération en supermarchés fait écho à des valeurs primordiales de l’Union telles que la solidarité, l’action collective et la justice sociale. Nourrir le Québec est le but premier de nos membres, ainsi qu’éliminer la faim au sein de la population. À cela s’ajoute la protection de l’environnement, un objectif que les agriculteurs visent à réaliser toujours mieux chaque jour. » 

En plus de contribuer à ce projet, les producteurs et productrices agricoles du Québec offrent généreusement leur soutien à la communauté tout au long de l’année et auprès de plusieurs organismes venant en aide à la population. Le grand dossier sur l’entraide et la solidarité de la dernière édition de la revue L’U témoigne de cette générosité.