Longueuil, 07 septembre 2021 — L’Union des producteurs agricoles (UPA) demande au prochain gouvernement de promouvoir des relations commerciales porteuses et équitables, tant nationales qu’internationales.

« L’environnement d’affaires des agriculteurs canadiens est de plus en plus bousculé par des enjeux nationaux et internationaux qu’ils ne peuvent contrôler. À l’instar d’autres pays, le gouvernement doit protéger ses politiques nationales en matière de soutien agricole, limiter l’impact des conflits commerciaux et rétablir l’équilibre entre les grandes chaînes de distribution et leurs fournisseurs. C’est l’avenir alimentaire du pays qui est en jeu », a déclaré le président général de l’UPA, Marcel Groleau.

En matière de relations commerciales et d’échanges internationaux, le prochain gouvernement doit prioriser trois enjeux pour favoriser la compétitivité de nos entreprises agricoles.

Défendre la gestion de l’offre

Toutes les formations politiques représentées à la Chambre des communes ont appuyé à maintes reprises la gestion de l’offre. Cela n’a toutefois pas empêché le Canada de concéder 8,4 % de sa production et de sa transformation laitière dans les trois derniers accords de libre-échange. Le projet de loi C-216 visant à exclure la gestion de l’offre des futures ententes commerciales a été adopté de manière quasi unanime en deuxième lecture. Les élections l’ont toutefois rendu caduc. Le nouveau gouvernement devra donc déposer et adopter un projet de loi similaire dès le début de son mandat.

D’autre part, le gouvernement canadien a annoncé les derniers détails concernant le versement des compensations au secteur laitier pour les pertes de marchés concédés dans l’Accord économique et commercial global et l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste. Cependant, aucune annonce n’a été faite au sujet des concessions liées à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique.

Relations commerciales internationales

Les conflits commerciaux affectent durement notre secteur agricole. Ceux enclenchés par les États-Unis ont notamment fait chuter les prix de plusieurs denrées en 2018. L’administration américaine a accordé 28 G$ de soutien supplémentaire aux producteurs subissant les contrecoups des guerres commerciales. Les producteurs canadiens n’ont bénéficié d’aucun appui.

Dans le secteur du bois d’œuvre, les conflits commerciaux entre le Canada et les États-Unis sont liés aux récoltes de bois provenant des terres publiques. Dans tout accord commercial sur le bois d’œuvre entre les deux pays, le bois récolté sur des terres privées, des deux côtés de la frontière, doit être exempté de taxes et de quotas.

Relations d’affaires entre les grandes chaînes et leurs fournisseurs

L’an dernier, certaines grandes chaînes de distribution ont imposé unilatéralement des frais supplémentaires à leurs fournisseurs. Cette situation n’est pas inédite et met à risque des milliers d’entreprises agricoles et de transformateurs alimentaires.

Les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux de l’Agriculture ont récemment reconnu le déséquilibre actuel. L’industrie doit maintenant se concerter et présenter des éléments clés d’un code de conduite. Pour l’UPA, ce nouveau code doit être obligatoire et exécutoire, reposer sur des obligations contractuelles, inclure des procédures claires de poursuite, prévoir des sanctions contre les pratiques jugées illicites et mettre en place un mécanisme indépendant pour le traitement des différends.

Pour en savoir plus sur les enjeux agricoles et forestiers de la campagne électorale, visitez la page Web dédiée aux élections ainsi que les comptes Twitter et Facebook de l’Union.