Question :

Compte tenu des conséquences sur la viabilité des entreprises agricoles et forestières, est-ce que votre parti entend mettre en place à court terme des mesures afin de compenser la hausse du salaire minimum au‐delà de l’inflation (IPC)? Si oui, sous quelle forme?

Parti Réponse
Parti Libéral du Québec L’enjeu de la main-d’œuvre représente un défi auquel sont confrontées la plupart des entreprises agricoles, comme l’ensemble des entreprises québécoises d’ailleurs. Le secteur horticole a d’ailleurs documenté cet enjeu, plus particulièrement sous l’angle de la hausse du salaire minimum, au cours des derniers mois.

Plusieurs échanges ont eu lieu dans la cadre de la Politique bioalimentaire, notamment pour l’élaboration de sa feuille de route, sur cet enjeu. Cette problématique qui est soulevée nous apparaît complexe et nous nous engageons à travailler de concert avec nos partenaires touchés afin de mesurer qu’elle est la meilleure façon d’intervenir. Nous voulons certainement améliorer la compétitivité de nos entreprises du secteur et devons travailler de concert avec elles pour mettre en place des mesures pérennes qui leur permettront de demeurer compétitives pour les prochaines années.

Parti Québécois Le Parti Québécois s’est engagé à compenser la hausse du salaire minimum au-delà de l’IPC pour un montant équivalent. Les producteurs n’ont pas à être ceux qui paient la facture. Le Parti Québécois offrira un crédit d’impôt équivalent aux dépenses additionnelles encourues.
Coalition Avenir Québec Concernant le salaire minimum, la CAQ estime que celui-ci doit être augmenté de manière progressive, constante et responsable sans affecter la compétitivité de nos petites et moyennes entreprises. Nous croyons que les meilleures solutions pour augmenter le revenu moyen des familles demeurent la réduction du fardeau fiscal et la création d’emplois de qualité et bien payés.
Québec Solidaire Afin de lutter concrètement contre l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs, Québec solidaire :

a) augmentera le salaire minimum à 15 $/h, puis l’indexera annuellement au coût de la vie;

b) prévoira des mesures de transition.

Ces mesures de transition pourront prendre la forme de subventions, de congé fiscal ou de soutien à l’investissement pour les entreprises des secteurs vulnérables. Les filières qui nécessitent une récolte manuelle (par ex. en horticulture) sont sensibles aux importations et à l’augmentation des coûts de production. Une attention particulière devra leur être consacrée.

D’autre part, Québec solidaire supervisera et encadrera les conditions de travail des travailleuses et travailleurs d’été, subventionnera en partie leurs salaires et encouragera les jeunes aux études à choisir ce travail d’été.

Les études récentes, au Québec et à l’étranger, démontrent que l’augmentation du salaire minimum est bénéfique pour l’économie locale, dont l’agroalimentaire. L’augmentation du revenu des bas salariés aura un impact positif sur leur pouvoir d’achat et, par ricochet, la vente au détail et le commerce local. Si l’on veut que les Québécoises et les Québécois mangent des aliments d’ici, encore faut-il leur en donner les moyens.