Selon l’édition 2017 du Digital News Report, les médias sociaux, les appareils mobiles et les téléphones intelligents s’imposent de plus en plus dans notre vie et, par conséquent, dans le milieu de l’information.

En effet, même si 80 % des Canadiens continuent d’utiliser les médias traditionnels tels que radio, télévision, journaux papier pour suivre l’actualité, seulement 21 % des moins de 45 ans (en baisse de 5 %) et 51 % des 45 ans et plus (en baisse de 3 %) se limitent à ces sources d’information.

Les médias sociaux ont une énorme influence sur les gens. L’élection américaine en est un bel exemple. Plusieurs observateurs ont attribué la victoire de Donald Trump à ses interventions soutenues dans les médias sociaux. L’expression « faits alternatifs » est désormais dans notre vocabulaire.

Il faut cependant nuancer l’impact des plateformes numériques. Selon le Digital News Report, 51 % des Canadiens considèrent que les médias d’information plus conventionnels aident à bien distinguer réalité et fiction; seulement 24 % pensent la même chose des médias sociaux. Les supports traditionnels ou les marques qui y sont associées demeurent donc le gage d’une information fiable, malgré la popularité grandissante des plateformes numériques.

Un récent sondage Nanos commandé par les Amis de la radiodiffusion canadienne a lui aussi confirmé que les Canadiens font grandement confiance aux médias traditionnels, mais se méfient du contenu de Facebook, de Twitter et des informations en ligne qui ne proviennent pas de médias connus.

C’est dans ce contexte de mouvance et de modernité médiatique que La Terre de chez nous a amorcé, en juin dernier, un renouvellement de son contenu et de sa grille graphique, tout en continuant d’offrir la même qualité d’information journalistique qui a fait sa renommée au fil des décennies.

De nouvelles chroniques et rubriques sur la formation agricole, les produits de chez nous et les préoccupations des lecteurs s’ajoutent désormais à l’actualité agricole. On trouve aussi des portraits de gens d’ici, le point de vue de diverses personnalités, des tendances, des nouveautés, du jardinage et de l’horticulture. Ce contenu revisité est le fruit d’un travail colossal reposant sur de nombreux sondages, chantiers de réflexion, rencontres, nouveaux partenariats et même un survol de toutes les éditions depuis… 1929!

Pour répondre aux adeptes de nouvelles technologies, La Terre lance aujourd’hui une application pour les téléphones mobiles et les tablettes numériques, disponible sur App Store et Google Play Store. Celle-ci permettra aux abonnés de lire de façon très conviviale le contenu de La Terre et celui de ses publications associées (L’UtiliTerre, Forêts de chez nous et Grains). Le journal L’U, au contenu plus syndical, sera lui aussi disponible à partir de cette même application.

Comme je l’indiquais, les médias traditionnels représentent encore la principale source d’information des Canadiens. Mais depuis l’élection de Trump, les médias sociaux s’imposent de plus en plus aux États-Unis. L’initiative de La Terre permettra d’offrir à ses lecteurs le meilleur des deux mondes, c’est-à-dire un accès à des articles et à de l’information de très grande qualité par le biais d’une multiplicité de plateformes, incluant les médias sociaux. Cette assurance est primordiale et donnera à La Terre la possibilité de continuer de se distinguer, tant dans sa forme que dans son contenu.

Toutes mes félicitations à la direction de La Terre pour le travail accompli. Un gros merci également aux journalistes, aux membres de la rédaction et à ceux de la production pour leur excellente collaboration. Je suis convaincu que ces longues heures seront récompensées par l’appréciation renouvelée des lecteurs. À une époque où certaines publications se plaisent à niveler vers le bas, La Terre vise plus haut et continuera d’être un média crédible et apprécié de tous ses lecteurs.