Le 11 mars dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié l’épidémie de COVID-19 de « pandémie », estimant que le nombre de cas, de décès et de pays touchés allait augmenter dans les jours et les semaines à venir.

Elle a toutefois assuré que le coronavirus, qui a contaminé plus de 100 000 personnes dans le monde depuis la fin de décembre, pouvait « être maîtrisé » si la communauté internationale posait les gestes appropriés.

Apparu en décembre en Chine, le coronavirus est maintenant présent sur tous les continents (sauf l’Antarctique). Outre la Chine, l’Iran et l’Italie ont été les pays les plus touchés jusqu’à maintenant, et de nouveaux cas sont rapportés quotidiennement aux États-Unis et au Canada.

La propagation de la COVID-19 était prévisible, voire inévitable, compte tenu de la vitesse à laquelle nous nous déplaçons aujourd’hui d’un bout à l’autre de la planète et du nombre de personnes qui circulent d’un continent à l’autre chaque jour.

Les producteurs et productrices agricoles savent mieux que quiconque à quel point il est difficile de contenir un virus. Le secteur de l’élevage, en particulier, en est très conscient. Lorsqu’un virus affectant une espèce est présent sur le territoire, il est très difficile de le maîtriser malgré toutes les mesures de biosécurité que nous mettons de l’avant. Il faudra donc apprendre à vivre avec la COVID-19 maintenant qu’elle est chez nous.

Sur le plan économique, c’est l’incertitude. Comment évoluera la situation? Pourra-t-on éviter que la situation de l’Italie se reproduise à l’échelle de la planète? La réponse est oui, si nous prenons les bonnes mesures.

Une chose est sûre : les gens doivent s’alimenter. C’est pourquoi, habituellement, le secteur agroalimentaire est moins vulnérable aux fluctuations de l’économie. Mais encore faut-il avoir les employés nécessaires dans les fermes et les usines.

Sur cet aspect, les gouvernements du Québec et du Canada doivent prévoir maintenant les mesures nécessaires pour assurer le transport des travailleurs étrangers temporaires (TET) en provenance du Mexique et du Guatemala. Une des choses que l’on veut éviter à tout prix lors d’un événement comme celui que nous traversons, c’est une pénurie de nourriture ou une explosion du prix des aliments en raison de leur rareté. Sans les 15 000 TET qui doivent arriver au Canada à partir du mois d’avril, c’est toute la saison de production horticole qui est en jeu. L’impact sur les entreprises et les marchés serait très grave si cette arrivée était compromise.

Bien que le taux de mortalité des personnes infectées soit relativement faible, on arrive vite à une situation de crise quand le nombre de cas graves dépasse la capacité du système de santé à les traiter. C’est ce qu’il faut éviter chez nous. D’où l’importance d’adopter des mesures concrètes maintenant. On ne veut pas que ce qui se passe en Italie arrive ici.

Il est donc important de limiter nos déplacements et la participation à des rassemblements. Il faut aussi adopter les mesures sanitaires recommandées (pas de poignées de mains, se laver les mains fréquemment et éviter de se toucher le visage). La meilleure façon de limiter la propagation du virus est d’adopter, individuellement, des comportements responsables.

En ce sens, à titre préventif, l’Union demande à tous ses affiliés de réduire ou de reporter les rencontres prévues, quand c’est possible, et d’utiliser les services de visioconférence disponibles. Nous analyserons la situation au fur et à mesure de son évolution et nous suivrons les recommandations des autorités.

Il ne s’agit pas de paniquer, mais simplement d’agir de façon responsable pour le bien commun.