Territoire agricole : une ressource essentielle, mais limitée
Au Québec, seulement 2 % du territoire est composé de sols de bonne qualité pour l'agriculture. Une réalité qui soulève des questions sur la gestion des ressources et l’avenir de l’agriculture.
Une ressource rare et limitée au cœur de l'agriculture
Soutenir l’agriculture passe par la protection des terres agricoles. Ces terres sont indispensables à la production d’aliments et directement liées à l’autonomie alimentaire. Pourtant, il s’agit d’une ressource non renouvelable dont la disponibilité est très restreinte. Moins de 5 % du territoire québécois est situé en zone agricole. On y retrouve notamment des lacs, des milieux humides, des boisés, des infrastructures ou des zones urbanisées. Cette réalité réduit considérablement l’espace réellement disponible pour l’agriculture.
Des choix de gestion qui influencent l’avenir
Lorsqu’on considère uniquement les sols de bonne qualité pour l'agriculture, la proportion chute à moins de 2 % du territoire québécois, soit environ 2,3 millions d’hectares. Cette faible disponibilité distingue le Québec d’autres territoires où les surfaces cultivables sont beaucoup plus étendues, comme en France (58 %) ou aux États-Unis (45 %). Malgré cette rareté, les terres agricoles continuent de faire face à différentes pressions. Chaque année, certaines superficies sont converties au profit de l’étalement urbain, de projets industriels ou de la spéculation, c’est-à-dire l’achat de terres dans le but d’en tirer un profit plutôt que de les exploiter.
Les terres agricoles sont une ressource rare et essentielle au garde-manger des Québécois, ainsi qu'au développement du secteur agricole au Québec. Leur protection doit être une priorité dans l'ensemble des politiques publiques.