Skip to menu Skip to content

You are on the Site provincial but we have localized your experience to the following region: ###detected_region###

COMMUNIQUÉ | Secteur bioalimentaire : une seule voix pour nourrir l’avenir

Published on 26 August 2026 - By l’UPA, le CTAQ, l’AQINAC, Sollio Groupe Coopératif, l’ADAQ et le CCCD

Category :

  • Citoyen/Citoyenne
  • Producteur/Productrice
  • Communiqués

L’Union des producteurs agricoles (UPA), le Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ), l’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière (AQINAC), Sollio Groupe Coopératif (SGC), l’Association des détaillants en alimentation du Québec (ADAQ) et le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) demandent au prochain gouvernement québécois un appui à la hauteur de l’importance économique et stratégique du secteur bioalimentaire québécois. 

Plus qu’un simple secteur économique, la filière bioalimentaire constitue un actif stratégique pour le Québec. Présente dans toutes les régions, elle crée une richesse durable qui profite directement aux communautés locales, soutient le développement dynamique du territoire et contribue à la résilience économique de la province. 

Le prochain gouvernement québécois doit donc donner au secteur bioalimentaire les moyens de ses ambitions ainsi qu’un environnement d’affaires favorable à sa croissance, à son innovation et à sa prospérité.

Rappelons que ce secteur est la pierre angulaire de l’autonomie et de l’offre alimentaire du Québec. Il compte plus de 81 000 entreprises et soutient quelque 528 000 emplois dans toutes les régions de la province. Son PIB réel était de 30,5 G$ en 2025 (6,8 % du PIB québécois), en plus d’investir 3,8 G$ dans l’économie. 

Les entreprises du secteur sont toutefois confrontées à des défis importants, tels qu’un environnement commercial de plus en plus volatil (comme le démontre le conflit tarifaire avec les États-Unis), une lourdeur administrative et réglementaire qui tarde à s’estomper, des coûts de production et d’exploitation en hausse constante et une pénurie de main-d’œuvre persistante.

Les consommateurs québécois, de leur côté, exigent des produits de qualité à prix toujours plus compétitif. Cette demande est tout à fait légitime et l’industrie est fière d’y répondre toute l’année durant. À témoin, le Canada fait partie des 10 pays dans le monde où la part des dépenses alimentaires dans le revenu disponible des ménages est la moins élevée, selon le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA). La tâche s’avère toutefois de plus en plus difficile.

Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les changements climatiques, la sécurité alimentaire doit désormais être considérée avec le même sérieux que d’autres enjeux stratégiques fondamentaux, en lien notamment avec la sécurité nationale. Les tensions commerciales avec nos voisins du Sud, ces deux dernières années, accentuent grandement cette nécessité. Le Québec dispose d’un potentiel exceptionnel pour accroître son autonomie alimentaire et sa prospérité collective, à condition de faire de la filière bioalimentaire une véritable priorité gouvernementale.

Les entreprises du secteur se distinguent déjà sur tous les marchés (locaux, nationaux et internationaux). Une volonté politique inébranlable est requise pour qu’elles atteignent leur plein potentiel. Ce nouvel élan budgétaire, administratif et réglementaire doit débuter dès le lendemain du scrutin.

Citations

« Premier secteur de l’économie primaire, les 29 000 entreprises agricoles de la province façonnent le visage de nos régions sur les plans géographique, communautaire et économique. Solidement implantées sur le territoire depuis des décennies, souvent de génération en génération, elles incarnent le travail de familles qui ont contribué à construire le Québec d’aujourd’hui et qui continuent d’assurer la vitalité de nos communautés. Elles réclament un soutien gouvernemental à la hauteur de leurs besoins, une adhésion indéfectible à la protection du territoire agricole et à l’assurance d’un environnement d’affaires axé sur la compétitivité. »  Martin Caron, président général de l’UPA

« Du champ jusqu’à l’assiette, nous faisons tous partie de la même chaîne et nous contribuons tous à un même objectif : renforcer l’autonomie alimentaire du Québec tout en créant de la richesse et des emplois ici. Mais cette autonomie ne peut pas être tenue pour acquise. Elle repose sur un secteur fort, compétitif et capable d’investir pour l’avenir. Dans un contexte de tensions commerciales et géopolitiques, de hausse des coûts et de concurrence internationale accrue, le prochain gouvernement devra faire des choix clairs pour soutenir notre capacité de produire, de transformer et de commercialiser davantage d’aliments au Québec. Faire de l’autonomie alimentaire une véritable priorité politique et économique, c’est investir dans notre résilience, notre prospérité et notre capacité collective à nourrir le Québec aujourd’hui et pour les générations à venir. »  Sylvie Cloutier, présidente-directrice générale du CTAQ

« Le secteur bioalimentaire fait vivre des milliers de familles dans toutes les régions du Québec. Pourtant, on oublie souvent que derrière chaque ferme se trouve un vaste réseau d’entreprises d’ici qui contribuent à son succès. Les fabricants d’aliments pour animaux, tout comme les commerçants de grains qui assurent l’approvisionnement de la chaîne agroalimentaire, font partie de cette force économique. Nous souhaitons que les prochaines élections soient l’occasion pour les partis politiques de démontrer, par des engagements concrets, leur volonté de soutenir la compétitivité de l’ensemble des entreprises du secteur bioalimentaire québécois et les milliers d’emplois qu’il génère. »  Sébastien Lacroix, président-directeur général de l’AQINAC

« L’agroalimentaire québécois est un vecteur de prospérité : il nourrit nos familles, fait vivre nos régions et génère d’importantes retombées. Les producteurs agricoles et les transformateurs doivent pouvoir compter sur l’appui des gouvernements afin de s’adapter à leur environnement d’affaires changeant sans nuire à leur compétitivité. »  David Mercier, producteur agricole et vice-président du conseil d’administration de SGC 

« Le secteur bioalimentaire québécois repose sur un écosystème où chaque maillon est interdépendant. Pour assurer sa résilience face aux défis économiques, climatiques et géopolitiques, il est essentiel que les gouvernements reconnaissent la réalité de ce secteur essentiel. Les détaillants-propriétaires jouent un rôle clé dans l’accès à une offre alimentaire diversifiée et dans la vitalité des communautés partout au Québec. Nous invitons les partis politiques à profiter de la campagne électorale pour rencontrer les détaillants de leur circonscription, mieux comprendre leur réalité et les défis auxquels ils sont confrontés. »  PierreAlexandre Blouin, président-directeur général de l’ADAQ

« Les détaillants et distributeurs alimentaires sont un maillon essentiel de notre écosystème : ils sont le lien entre ceux qui produisent et transforment nos aliments et les consommateurs partout au Québec. Nous avons la chance de compter sur un réseau qui dessert l’ensemble du territoire, mais cet équilibre demeure fragile et ne doit jamais être tenu pour acquis. Maintenir des commerces viables dans toutes les régions, sur un territoire aussi vaste et dans un environnement d’affaires de plus en plus exigeant, représente un défi constant. Le nombre de petites municipalités ne comptant plus aucun commerce de détail, pas même un commerce alimentaire, a presque doublé en 20 ans. Si nous voulons renforcer notre autonomie alimentaire, nous devons considérer la chaîne dans son ensemble et préserver les conditions qui permettent à chacun de ses maillons, de la terre à la table, de demeurer fort. »  Michel Rochette, président Québec du CCD