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Portrait du secteur

  • Le Québec est le chef de file canadien en matière de production et de transformation laitière biologique, ce qui représente 45 % de la production nationale avec 123 entreprises, 13 transformateurs et une croissance soutenue depuis plus de dix ans (Les Producteurs de lait du Québec [PLQ], 2026). Les générations de la relève partagent des valeurs liées à l’environnement et au bien-être animal, jumelées à un intérêt marqué pour un type d’élevage et d’agriculture encadré par des pratiques écoresponsables.

Choisir le lait bio, c’est privilégier :

  • un produit qui contiendrait un ratio élevé et équilibré en ce qui a trait aux bons gras de type oméga-3;
  • la santé préventive des vaches et leur bien-être (100 % des vaches bio vont au pâturage au moins 120 jours par an et ont une liberté de mouvement. Elles sont nourries majoritairement à l’herbe et ont une longévité accrue);
  • des cultures et une alimentation des animaux sans pesticides ni OMG;
  • des pratiques d’élevage naturelles (aucune hormone de synchronisation des chaleurs n’est employée et les veaux reçoivent du lait entier pendant au moins trois mois.);
  • une méthode naturelle de fertilisation. L’épandage de déjections au champ est inutile, les vaches s’en chargent naturellement dans la période de pâturages;
  • la santé des sols et la séquestration du carbone par la rotation de cultures;
  • une augmentation marquée de la biodiversité dans les champs et en périphérie. 

Sources : Québec Bio This link will open in a new window et Comité directeur du Plan de développement du secteur des produits laitiers biologiques québécois.

  • Le marché du lait biologique a connu un recul dans les dernières années alors qu’il était en croissance globale depuis 2010. Cette situation était attribuée, en partie, à la concurrence des boissons végétales et au contexte économique. Les efforts de valorisation des produits laitiers biologiques du Québec et la sensibilisation de la clientèle quant à la valeur réelle du lait biologique et les méthodes agricoles employées ont permis de stimuler la demande, et le marché repart à la hausse. Le dernier Plan de développement  This link will open in a new windowdes produits laitiers biologiques au Québec a permis la diversification des marchés pour stimuler les ventes et au développement d’un projet filière de valorisation du lait bio passant, entre autres, par la promotion de deux attributs porteurs du secteur laitier bio, soit les bénéfices pour l’environnement et le bien-être animal.
  • Bien que le nombre de fermes laitières biologiques ait diminué au cours de 2025, passant de 127 producteurs à 123 à la fin de l’année, la production annuelle s’est maintenue autour de 70 millions de litres de lait, ce qui signifie un certain gain d’efficacité pour les fermes. À noter que certains producteurs voient dans la production biologique une possibilité d’obtenir une meilleure rentabilité avec un troupeau de petite taille.
  • Le secteur reste en surproduction et environ 7 millions de litres sont redirigés dans le conventionnel ces deux dernières années. Une liste d’attente est en place pour constituer une réserve stratégique de lait biologique et intégrer graduellement les entreprises dans le secteur au fur et à mesure de l’augmentation de la demande. Cette liste est complète pour l’instant. Le Syndicat des producteurs de lait biologique du Québec (SPLBQ) recommande aux entreprises de production laitière en transition vers la production biologique, et à celles en réflexion par rapport à cette transition, de reporter leurs démarches jusqu’à ce qu’il y ait développement des marchés.
  • L’organisation de la mise en marché du lait biologique est régie par les mêmes règles que le lait conventionnel. À partir de la Convention de mise en marché du lait (CMML), une prime sur le prix du lait certifié biologique est accordée aux producteurs dont le lait est commercialisé dans le marché biologique. Ces producteurs sont également admissibles à la prime à la qualité spécifique au lait biologique, qui peut s’ajouter à la prime à la qualité pour le lait conventionnel (la prime biologique est calculée par les PLQ à la fin du mois suivant le mois de livraison. Le versement de la prime s’effectue par les PLQ par transfert de fonds électronique et un talon détaillé est envoyé par la poste). La livraison de ce lait est assurée par des circuits parallèles de collecte. Les frais de transport sont équitablement divisés entre tous les producteurs.
  • La prime à l’hectolitre prévue pour les producteurs de lait biologique est déterminée selon la classe dans laquelle le lait est commercialisé. Le groupe A regroupe les entreprises de production laitière certifiées biologiques dont le lait est mis en marché aux fins de fabrication de produits laitiers pour le marché biologique. Le groupe B1 comprend les entreprises détenant la certification biologique des rangs 1 à 10 de la liste d’attente. Elles reçoivent une prime à l’hectolitre correspondant à 75 % de ce que recevrait un producteur du groupe A si la somme prévue à la CMML était répartie entièrement entre les producteurs du groupe A. Leur lait n’est généralement pas mis en marché aux fins de fabrication de produits laitiers pour le marché biologique. Le groupe B2 comprend les entreprises détenant la certification biologique des rangs 11 à 15 de la liste d’attente. Elles reçoivent une prime à l’hectolitre correspondant à 30 % de ce que recevrait un producteur du groupe A si la somme prévue à la CMML était répartie entièrement entre les producteurs du groupe A. Leur lait n’est généralement pas mis en marché aux fins de fabrication de produits laitiers pour le marché biologique. Enfin, le groupe C comprend les entreprises des rangs 16 et suivants, elles détiennent la certification biologique ou sont en voie d’obtention, elles ne reçoivent ni prime ni soutien. La valeur de la prime fluctue en fonction de la demande. La moyenne de la prime biologique entre 2017 et 2018 au Québec a été près de 22 $ l’hectolitre (hl) incluant les frais de transport et la prime de qualité. Elle est passée à 18 $ en juillet 2023. En 2025, elle s’est maintenue autour de 20 $/hl.

 

  • Depuis 2019, les producteurs qui entreprennent une transition vers la production biologique doivent aviser les PLQ de leur intention d’être certifié en remplissant le formulaire sur la prévisibilité de l’offre de lait biologique This link will open in a new window. Une copie du document remis par l’organisme de certification, confirmant le début de la période de conversion du troupeau laitier, est également exigée. Les documents complétés doivent être acheminés aux PLQ au moins un an avant la date prévue de certification à l’adresse courriel approvisionnement@lait.qc.ca. Au moment où les PLQ reçoivent ces documents, l’entreprise est admise officiellement parmi les entreprises en transition de la liste d’attente.

Pour plus de détails sur cette production, consultez le site Internet des Producteurs de lait du Québec This link will open in a new window. Consultez également le Portail Bio This link will open in a new window Québec et retrouvez-y des informations sur la production.

Techniques de production

  • Les substances autorisées à des fins de soins vétérinaires (phytothérapie, homéopathie, etc.) de même que les substances à usage restreint (cortisone, ocytocine, etc.) sont répertoriées dans la liste des substances permises. Tous les aliments contenant des substances non répertoriées dans cette liste ou des aliments contenant des sous-produits d’abattage de mammifères ou de volailles sont interdits.
  • Si une substance proscrite est utilisée, l’animal perd son statut biologique. Il est permis d’administrer un traitement antibiotique aux animaux laitiers en cas d’urgence, selon certaines conditions très spécifiques (6.6.10). Il est interdit de priver un animal malade d’un traitement médical adéquat afin de conserver son statut biologique et tous les médicaments appropriés doivent être utilisés pour que l’animal d’élevage recouvre la santé quand les méthodes autorisées en production biologique échouent.
  • L’usage d’hormones destinées au déclenchement ou à la synchronisation des chaleurs et le transfert d’embryons sont interdits.
  • Les techniques d’insémination artificielle sont admises en production biologique.
  • L’utilisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) est interdite.

La composition des agents nettoyants pour l’équipement de traite doit être conforme aux normes, c’est-à-dire à partir de source naturelle (vinaigre, savon biodégradable, etc.). L’acide phosphorique est permis et le vinaigre n’est pas obligatoire (voir tableau 7.4 de la norme).

Réalisé dans le cadre du projet « Coordination de la mise en œuvre du Plan de développement du secteur des produits laitiers biologiques québécois » ayant bénéficié d’une aide financière du Programme de développement sectoriel du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

  • L’exploitant doit nourrir ses animaux d’élevage avec des rations équilibrées d’aliments biologiques. Il est donc recommandé de convertir ses champs à la production biologique avant d’entamer la transition pour le troupeau (voir les sections en lien avec les productions végétales).
  • Pour accéder à la certification biologique, les animaux utilisés pour la production laitière doivent avoir fait l’objet d’une gestion biologique continue pendant au moins 12 mois. Les neuf premiers mois, il est possible de nourrir les animaux avec des aliments provenant à au moins 80 % (calculés à l’état sec) de sources biologiques ou cultivées sur des terres incluses dans le plan de production biologique et gérées conformément aux exigences de la norme (terres en conversion ou en transition). Les trois derniers mois, il est nécessaire de les nourrir uniquement avec des aliments biologiques. La ration quotidienne doit être composée d’au moins 60 % de fourrage, mesuré sur une base poids matière sèche. Les suppléments ne peuvent constituer plus de 40 % de la ration totale offerte aux animaux. Jusqu’à l’âge de trois mois, les veaux doivent recevoir du lait biologique entier et frais ou du lait biologique reconstitué.
  • Les animaux doivent avoir accès aux pâturages durant la saison de pâturage, et accès à l’extérieur à d’autres moments, et ce, aussi longtemps que les conditions climatiques le permettent. Un minimum de 0,13 ha (0,33 acre) par unité animale doit être consacré au pâturage. Les veaux de race laitière de plus de neuf mois doivent avoir accès au pâturage. La présence de pâturages à proximité de l’étable est donc une caractéristique essentielle à considérer pour évaluer votre potentiel à la transition biologique. 

Les normes prévoient des exigences minimales relatives aux espaces intérieurs et extérieurs pour les bovins laitiers. Les stalles entravées dans les étables existantes peuvent être utilisées pour les vaches en lactation et pendant une période d’un mois pour l’entraînement des génisses élevées en stabulation libre. Les stalles entravées sont interdites dans les étables nouvellement construites et pour celles qui subissent des rénovations majeures. *Les stalles entravées seront progressivement éliminées de la production laitière biologique d’ici décembre 2030. À partir de décembre 2020, lorsque les vaches laitières sont gardées en stalles entravées, une période d’exercices doit être envisagée au moins deux fois par semaine, de préférence tous les jours. Si vous ne répondez pas aux futures normes, il est temps de prioriser vos investissements et d’évaluer votre capacité d’emprunter pour leur réalisation. N’hésitez pas à en discuter avec vos partenaires financiers afin de vous assurer de leur appui et d’assurer les prochaines étapes de vos projets. En étant bien préparé, il est possible de répondre aux normes imposées en 2030 tout en conservant la rentabilité de votre entreprise.

Réalisé dans le cadre du projet « Coordination de la mise en œuvre du Plan de développement du secteur des produits laitiers biologiques québécois » ayant bénéficié d’une aide financière du Programme de développement sectoriel du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

Pour plus de détails, se référer aux Normes biologiques canadiennes This link will open in a new window, section « Productions d’animaux d’élevage », aux sous-sections spécifiques aux bovins, ainsi qu’à la liste des substances permises. 

Organisations et références

  • Le Syndicat des producteurs de lait biologique du Québec existe depuis 25 ans. Il permet de favoriser une mise en marché efficace et ordonnée de la production laitière biologique. Depuis 2017, il met en œuvre un Plan de développement du secteur des produits laitiers biologiques au Québec afin de maintenir une croissance constante et harmonieuse au sein de la filière laitière. Contact : annietessier@upa.qc.ca
  • L’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ) offre le programme Gestion et technologies d’entreprises agricoles This link will open in a new window (GTEA) dont une spécialisation en production laitière biologique.
  • Le Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+) offre des formations et des services-conseils sur les grandes cultures en régie biologique et propose un outil d’aide à la transition This link will open in a new window.

Services-conseils

Références documentaires

Intrants Bio This link will open in a new window est un outil de recherche pour vérifier si un produit est autorisé en élevage biologique 

Les producteurs de lait bio renouent avec la croissance This link will open in a new window (La Terre de chez nous, 2026)

Les producteurs de lait bio veulent exporter aux États-Unis This link will open in a new window (La Terre de chez nous, 2025)

Le lait stagne, les primes aux producteurs chutent This link will open in a new window (La Tribune, 2023)

La hausse de prix du lait bio et les marges des détaillants font mal aux ventes This link will open in a new window (La Terre de chez nous, 2023)

Tout savoir sur le lait bio du Québec This link will open in a new window (Québec Bio, 2023)

Des années d’attente pour recevoir une prime pour la production de lait bio This link will open in a new window (Radio-Canada, 2022)

Le retour des vaches au pâturage serait bénéfique pour leur santé This link will open in a new window (Radio-Canada, 2021) 

Le pâturage pour les vaches laitières : mythes et réalités This link will open in a new window (François Labelle, agr., Lactanet, Le producteur de lait québécois, 2020)

Allier pâturage et traite robotisée en production laitière biologique This link will open in a new window (Andréane Martin agr. MAPAQ, Progressive Dairy, 2019)

La santé en production laitière biologique : trucs et astuces du praticien This link will open in a new window (Dre Stéphanie Girard, MV, Service vétérinaire ambulatoire de la boréalie inc., Journée INPACQ lait biologique, 2018)

Coût de la transition This link will open in a new window (Marie-Josée Doré, agr., Groupe conseil agricoles de la Côte-du-Sud (CMCA), Journée INPACQ lait biologique, 2017)

Solutions pratiques pour offrir de l’exercice aux bovins laitiers biologiques pendant l’hiver This link will open in a new window (Valacta, 2015)

Témoignages

À la découverte d’une ferme laitière biologique du Québec This link will open in a new window : Ferme Anrilyn à Saint-Édouard-de-Lotbinière (Salut Bonjour, 22 septembre 2025)

Arrive en campagne : Ferme Lalan7 This link will open in a new window (TVA, 8 mai 2025)

Le lait biologique : défis et opportunités This link will open in a new window (Linda Labrecque, Syndicat des producteurs de lait biologique du Québec et Dany et Éric Poulin de la Ferme Anrylin inc., 40e Symposium sur les bovins laitiers, 27 octobre 2016)

La famille Lampron en Mauricie (producteurs de lait biologique) : famille agricole de l’année This link will open in a new window (Fondation de la famille terrienne, 2014)

La chaîne YouTube This link will open in a new window du Syndicat des producteurs de lait biologique