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Portrait du secteur

  • Le secteur du maraîchage diversifié a connu un important développement ces dernières années, mais on observe depuis peu une certaine saturation de la formule des paniers hebdomadaires alors que les espaces tablettes restent toujours limités en épicerie. 
  • La grande diversité de cultures rend difficile l’optimisation de la production et de la mise en marché pour chacune d’elles, et il est complexe de fournir à l’avance une liste des produits, des prix et des quantités suffisantes selon un calendrier préétabli.
  • Bien que de plus en plus de techniques et d’outils soient adaptés à la production maraîchère biologique, les récoltes peuvent varier grandement selon les compétences du producteur, la fertilité du sol et l’intensité du système de production. Il est également parfois difficile de trouver du fumier ou du compost provenant de fermes biologiques. Selon les rendements et les volumes mis en marché, il peut donc être plus difficile de rentabiliser le modèle d’affaires comparativement à la régie conventionnelle. 
  • Les producteurs maraîchers biologiques ont plusieurs possibilités de commercialisation directes et indirectes qui s’adaptent aux modèles de production (ex. : agriculture soutenue par la communauté, marchés, kiosque à la ferme, etc.). Ces types de mises en vente offrent plus de flexibilité aux producteurs, diminuent les intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs, mais demandent plus de temps et de déplacement de la part du producteur. Pour ceux produisant de plus gros volumes, il existe un marché de gros bien établi, au sein duquel les services d’entreposage et de distribution sont les mêmes que pour les produits conventionnels. Les principaux canaux de ventes sont les épiceries, les épiceries spécialisées, les restaurateurs et les marchés.
  • Le regroupement de mise en marché est une méthode peu connue, mais qui gagne en popularité auprès des producteurs maraîchers biologiques du Québec, principalement pour ceux désirant se concentrer sur certains produits afin de réduire les coûts de production. Il permet de coordonner les productions provenant de diverses entreprises et leur mise en marché, tout en offrant une variété de produits recherchés par les consommateurs. On retrouve actuellement plusieurs regroupements de producteurs maraîchers certifiés biologiques : la Coop Nord-Bio This link will open in a new window, les Bio Locaux des Cantons This link will open in a new window, Les Producteurs biologiques Symbiosis inc This link will open in a new window.

Pour plus de détails sur la production maraîchère en général, consultez le site Internet de l’Association des producteurs maraîchers du Québec This link will open in a new window. Consultez également le Portail Bio Québec This link will open in a new window et retrouvez-y des informations sur les productions biologiques. 

Techniques de production

  • Le maraîchage diversifié demande une très grande capacité de gestion. Il faut pouvoir maîtriser la production d’un grand nombre de cultures, leur séquence dans le temps et dans l’espace, leur récolte, leur entreposage temporaire et leur mise en marché. À la production biologique s’ajoutent le suivi documentaire et la tenue de registres.
  • La production maraîchère biologique met l’accent sur la création de conditions idéales pour la croissance optimale des différents types de culture. Les pratiques suivantes doivent être priorisées afin de réussir en régie biologique :
    • la planification judicieuse des rotations de cultures et de la fertilisation;
    • l’utilisation de légumineuses pour fixer l’azote au sol et de plantes à enracinement profond dans la rotation des cultures;
    • l’utilisation d’une grande variété de légumes adaptés au sol et au climat, résistants aux maladies et aux ravageurs;
    • le contrôle efficace des mauvaises herbes, en optant pour des méthodes alternatives (mécanique, thermique, biologique, etc.);
    • la mise en place de conditions favorables aux développements des prédateurs naturels (biocontrôle).
  • De façon générale, la production biologique interdit l’utilisation de produits de synthèse; seuls les produits autorisés dans les normes biologiques peuvent être utilisés. Les normes interdisent également l’utilisation de semences génétiquement modifiées, y compris l’édition génomique. Un minimum de 36 mois doit séparer le moment entre la dernière application des produits de synthèse et la première récolte en régie biologique. La production parallèle est interdite pour les cultures annuelles, comme les légumes. L’exploitant doit faire la conversion totale de sa production. 
  • Les producteurs doivent préparer une description détaillée du processus de conversion et des pratiques de production, de préparation et de gestion incluant un système de tenue de registres. 
  • Le producteur doit utiliser des semences biologiques. Lorsqu’une variété de semences désirée n’est pas disponible, il est possible d’utiliser une variété non biologique, non traitée, ou traitée uniquement avec des substances autorisées en régie biologique. 
  • Une zone tampon de 8 m doit être établie lorsqu’il y a risque de contamination d’une culture biologique par un produit interdit provenant d’une parcelle avoisinante.
  • Les rotations de culture sont obligatoires, sauf pour les cultures de vivaces, et doivent être aussi variées que possible (légumineuses, engrais vert, plantes à racines profondes, etc.).

Pour plus de détails, se référer aux normes biologiques canadiennes This link will open in a new window, section « Productions végétales » et à la liste des substances permises. 

Organisations et références

Références documentaires

Le Wiki maraîcherThis link will open in a new window, véritable encyclopédie collaborative du maraîchage biologique diversifié

Guide de production : poivron et tomate biologiques sous abrisThis link will open in a new window
Sophie Guimont, agr., Club Bio-Action; Christine Villeneuve, agr., MAPAQ et collaborateurs; date de publication : 20 février 2020
L’ouvrage détaille la production dans des abris sans fondation où la production horticole est effectuée en plein sol. Il s’agit d’abris froids tels que les tunnels chenilles, les tunnels et les serres froides, ainsi que de serres trois saisons qui sont chauffées, au besoin, d’avril à la fin d’octobre.

Des jeunes pousses bio dans un jardin fleuri à l’IRDAThis link will open in a new window
Les Balados de la Grappe bio : Entrevue avec Caroline Côté de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) qui se penche sur la production des pousses sous régie biologique. 
Fédération biologique du Canada, 13 décembre 2019

Production de jeunes pousses biologiques en terres noiresThis link will open in a new window 
Caroline Côté, chercheuse; Annabelle Firlej, chercheuse; Maryse Leblanc, chercheuse; Carl Boivin, chercheur
Date de publication : 25 octobre 2019 (IRDA)

Journée sur les engrais verts biologiquesThis link will open in a new window 
Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ, 2018).

Semences et variétés adaptées à l’agriculture biologique : plan d’action – pistes de réflexion, secteur maraîcherThis link will open in a new window
Centre de références en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) et Union des producteurs agricoles (UPA), 2018.

Le jardinier-maraîcher : manuel d’agriculture biologique sur petite surfaceThis link will open in a new window
Fortier, Jean-Martin et collab. (2015). ÉcoSociété, collection Guides pratiques

Documenter, diffuser et soutenir les producteurs biologiques dans leur mise en marchéThis link will open in a new window
Ménard, G. (2013). Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+)

Guide sur l’agriculture soutenue par la communautéThis link will open in a new window
Équiterre, 2011. Éditions Berger

La culture biologique des légumesThis link will open in a new window
Lafrance, Denis, 2010. Éditions Berger

Guide de gestion globale de la ferme maraîchère biologique et diversifiéeThis link will open in a new window
Équiterre, 2009.

Publications sur les cultures maraîchèresThis link will open in a new window
Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+)

Besoins et conditions d’approvisionnement en légumes biologiques des distributeurs et détaillants québécoisThis link will open in a new window
Enquête auprès de 37 détaillants et de 5 distributeurs sur les besoins et attentes des principaux acheteurs de légumes biologiques au Québec
Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+), 2013.

Témoignages

« Les normes de certification demandent de se procurer du fumier ou du compost provenant de fermes biologiques, ce qui est très difficile à trouver. S’il y en a de disponibles, les coûts de transport rendent son utilisation très dispendieuse. Quant à la production du compost à la ferme, cela demande beaucoup de manutention et coûte également cher. Nous souhaitons progressivement intensifier l’utilisation des engrais verts, particulièrement de légumineuses afin de fournir une partie de la fertilité nécessaire aux cultures, en plus d’éviter la surfertilisation en phosphore. Cette technique aura aussi l’avantage de diminuer les coûts liés à la fertilisation. »

— Martin Turcot, Ferme Aux Pleines Saveurs

« On se lance en production parce qu’on aime produire, mais il faut développer rapidement le goût pour la commercialisation pour survivre. Une mise en marché efficace représente un gage de réussite indéniable. »

— Jacques Blain, Ferme Les Vallons