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Bourse du carbone | Après les engagements, place aux résultats

Publié le 15 avril 2026 - Écrit par l'UPA

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Montérégie, le 15 avril 2026 – La Fédération de l’UPA de la Montérégie tient à féliciter la nouvelle première ministre du Québec, Mme Christine Fréchette, pour son assermentation. Alors que débute ce nouveau mandat, les productrices et producteurs agricoles rappellent qu’un engagement clair a été pris par Madame Fréchette durant la course à la chefferie de la Coalition avenir Québec soit : de rembourser intégralement et de façon permanente les coûts liés à la taxe carbone assumés par le secteur agricole.

Depuis l’élargissement du système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de GES (SPEDE) aux carburants en 2015, les producteurs agricoles du Québec assument une part importante des coûts liés à la bourse du carbone alors qu’ils sont censés en être exemptés. Cette situation engendre un désavantage concurrentiel marqué, particulièrement dans un contexte où, ailleurs au Canada, les producteurs agricoles ne sont pas soumis à une pression financière équivalente.

« On parle ici d’une iniquité reconnue, déjà admise par le gouvernement du Québec, qui a mis en place certaines mesures compensatoires. Toutefois, cela demeure nettement insuffisant pour corriger pleinement la situation. L’engagement récent pris par Mme Fréchette ouvre la voie à une correction complète et durable. Il faut passer à l’action immédiatement. » — Jérémie Letellier, président, Fédération de l’UPA de la Montérégie

La Fédération rappelle que les entreprises agricoles québécoises ont versé collectivement plus de 550 M$ depuis la mise en place du système en 2015, soit plusieurs milliers de dollars par ferme chaque année. Une telle charge fragilise directement la compétitivité et la pérennité du secteur. Dans ce contexte, la Fédération de l’UPA de la Montérégie demande au gouvernement :

  • de confirmer clairement votre volonté de respecter cet engagement;
  • de présenter un échéancier public, clair et structuré assurant la mise en œuvre irréversible du remboursement, incluant des étapes définies et une cible de réalisation avant le déclenchement des prochaines élections;
  • de déployer, en cohérence avec cet échéancier, un mécanisme de remboursement simple, complet et permanent, adapté à la réalité des entreprises.

La Fédération réitère sa pleine collaboration afin d’identifier rapidement des solutions concrètes, simples et applicables, permettant de mettre en œuvre un mécanisme de remboursement efficace. Des avenues existent déjà et peuvent être déployées sans délai, à condition d’une volonté politique claire. Pour les entreprises agricoles, il ne s’agit pas d’un enjeu théorique, mais bien d’une réalité financière tangible qui affecte directement leur capacité d’investir, d’innover et de demeurer compétitives dans un contexte nord-américain où leurs concurrents ne subissent pas les mêmes contraintes.

À propos de la Fédération de l’UPA de la Montérégie :

La Fédération de l’UPA de la Montérégie représente un territoire vaste où quelque 7 087 fermes génèrent 30% du produit intérieur brut agricole québécois et 25% des emplois agricoles de la province. L’organisation compte 33 administrateurs regroupant les représentants de 15 syndicats locaux et 23 syndicats spécialisés.

 

 

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Source et informations :

Jessica Blackburn
Conseillère aux communications
Fédération de l’UPA de la Montérégie
Cellulaire : 418-540-0638 | jblackburn@upa.qc.ca