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Du chaos naissent les opportunités à saisir. Surprenez-nous.

Publié le 26 janvier 2026 - Écrit par Michel Brien, président, Fédération de l'UPA-Estrie

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Nous avions raison de douter des intentions des ministres Donald Martel (Agriculture) et Bernard Drainville (Environnement) en décembre. Ce n’est pas tout d’avoir une politique bioalimentaire. Encore faut-il que les moyens soient harmonisés aux promesses. 

La fermeture en 6 minutes du programme AgroPerformance qui devait appuyer l’innovation technologique et climatique, démontre l’ampleur du fossé. Le milieu agricole lève pourtant la main quand il s’agit d’améliorer ses façons de faire. La débrouillardise, la volonté de toujours faire mieux et l’ambition coulent dans nos veines.

Des ajustements qui ne coûtent rien au gouvernement

Le ministre Martel a aussi promis d’éliminer les dates limites d’épandage et de préciser avant le printemps la levée du moratoire sur la remise en culture; attendu depuis 20 ans. Des annonces sont aussi pressenties au sujet des règlements sur les abattoirs et sur l’agrotourisme. Espérons qu’elles répondent davantage aux attentes des producteurs et des consommateurs.

Le contexte économique est instable, mais nourrir la population demeure primordial. Le coût des intrants reste élevé. Toutefois, le prix des grains est bas et celui des viandes est bon. Le Québec devrait augmenter maintenant sa production de bœuf et d’agneau nourris aux grains d’ici. Le moment serait bien choisi pour améliorer la capacité d’abattage. 

La Financière agricole du Québec souligne ses 25 ans dans ce contexte. Ses défis à relever sont grands sur le plan de l’informatique, de l’adéquation des programmes et de sa réactivité aux situations climatiques ou économiques exceptionnelles.

Il reste une éternité et demi avant les élections québécoises prévues le 5 octobre. La crédibilité du monde politique, actuel et en devenir, se mesurera à la hauteur de son acclimatation aux enjeux agricoles et forestiers qui en sont aussi d’occupation du territoire et d’autonomie alimentaire.

Heureusement, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a proclamé 2026, l'Année internationale des agricultrices. Nos organisations ne manqueront pas de souligner le travail et les solutions collectives aux enjeux qu’elles mettent en lumière. 

Osons. Souhaitons la nomination d’une bonne ministre de l’Agriculture avant la fin de l’année

Michel Brien, producteur de lait et de foin de commerce à Racine
Président de la Fédération de l'UPA-Estrie