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Édito : Reconnaitre notre expertise en agriculture

Publié le 22 avril 2026 - Écrit par l'UPA

Catégorie :

  • Producteur/Productrice
  • Textes d’opinion

Depuis plusieurs mois et, même, plusieurs années, nous décrions l’excès de paperasse. La lourdeur administrative et réglementaire imposée au monde agricole atteint aujourd’hui un point critique. Entre les exigences environnementales, la gestion des travailleurs étrangers, la multiplication des formulaires et  des demandes de permis, nos producteurs passent un temps précieux loin de leur véritable métier : nourrir la population.

Ce que l’on veut, c’est une reconnaissance claire des producteurs agricoles comme de véritables professionnels. Cette reconnaissance doit se traduire concrètement dans les politiques publiques, notamment dans le projet de Règlement sur les pratiques agroenvironnementales (RPAE), qui doit refléter cette réalité et alléger le fardeau bureaucratique.

Chaque heure consacrée à remplir des documents ou à se conformer à des processus administratifs excessifs est une perte directe, non seulement pour les entreprises agricoles, mais pour toute la communauté. Moins de temps à produire, c’est moins d’aliments locaux, sains et abordables dans nos assiettes. C’est aussi une pression sur nos épaules. Pour une jeune relève qui veut s’établir en agriculture, cette facette de la profession n’est pas très accueillante.

C’est également une pression financière. Payer pour des permis, des services professionnels et  l'implantation de nouvelles pratiques, qui ne nous rapportent parfois aucun argent, ce n’est pas motivant. Une analyse d’eau par-ci, un avis de professionnel par-là, un permis qui s’ajoute. Ce sont des sommes qui s’accumulent constamment, aboutissant à une pression financière accrue. Un exemple parmi d’autres est celui des fermes de proximité. Pour pouvoir vendre leurs produits directement à la ferme, elles doivent assumer des coûts très élevés afin de respecter la réglementation et d’obtenir les permis nécessaires — et ce, avant même d’avoir vendu le moindre morceau de viande. Il y a donc des limites à imposer des charges qui ne génèrent aucun revenu et qui alourdissent considérablement le quotidien.

L’agriculture n’est pas qu’un secteur économique : c’est un projet de société. Elle nous nourrit, elle façonne nos territoires et elle soutient notre autonomie alimentaire. Il est temps que nos dirigeants politiques en prennent pleinement la mesure et agissent en conséquence.

 

Visionnez la vidéo de Julie Bissonnette, en cliquant iciCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

 

Julie Bissonnette

Présidente de la Fédération de l'UPA du Centre-du-Québec