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Face au TGV, la détresse des producteurs s’accentue : UPA Outaouais-Laurentides octroie 10 000$ à Écoute Agricole

Publié le 9 avril 2026 - Écrit par Fédération de l'UPA Outaouais-Laurentides

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Saint-Eustache, 9 avril 2026 — Les producteurs agricoles élus au CA de la Fédération de l’UPA Outaouais-Laurentides, issus de tous les syndicats locaux, annoncent l’octroi de 10 000$ à l’organisme de soutien psychologique Écoute Agricole. Alors qu’Alto débute présentement ses études de terrains, des producteurs agricoles situés dans le corridor du projet de train à grande vitesse font part de leur détresse psychologique grandissante. 

« Partout où nous allons, que ce soit lors d’événements ou sur les fermes, le projet de TGV suscite beaucoup d’inquiétudes. Les tensions et les émotions sont palpables. Chez Écoute Agricole, nous sommes reconnaissants pour cette aide financière, car nous nous attendons à ce que les besoins augmentent considérablement, surtout si le projet se concrétise », affirme Magali Noiseux-Laurin, directrice générale d’Écoute Agricole

« Dans le contexte actuel, soutenir les travailleurs de rang s’imposait. Sur le terrain, le stress et l’anxiété liés au projet de TGV sont déjà bien présents… et la haute saison n’est même pas commencée. Les incertitudes entourant ce projet viennent ébranler profondément le moral des productrices et des producteurs, déjà mis à rude épreuve par des défis constants liés à la rentabilité de leur entreprise », soutient Stéphane Alary, président de la Fédération de l’UPA Outaouais-Laurentides.

La loi C-15 : un dangereux précédent 

À la veille du 27 mars, date anniversaire de l’annonce des expropriations pour l’aéroport de Mirabel, une blessure encore vive dans la mémoire collective, le gouvernement fédéral a adopté la loi C-15. Cette loi, qui vise à accélérer la réalisation du projet de TGV en permettant de contourner des dispositions de la Loi sur l’expropriation est reçue comme un coup de massue pour les producteurs et les citoyens des Basses-Laurentides. 

« Je viens tout juste d’acheter ma ferme, en 2024. C’est un projet de vie… et on me dit déjà que je pourrais être expropriée. Même si ce n’est pas moi, ce sera mon voisin. Si le TGV passe près de la ferme, le bruit pourrait blesser mes animaux, nuire aux abeilles et affecter notre production de fleurs. Je vis dans l’incertitude au point où tous mes investissements actuels, même en bâtiments, sont pensés pour pouvoir être déménagés si nécessaire », explique Gaëlle Proulx, propriétaire de la Ferme Gypsy Queen, à Brownsburg-Chatham, située dans le corridor de 10 kilomètres proposé par Alto.

La Fédération de l’UPA Outaouais–Laurentides sonne l’alarme : derrière les tracés potentiels, il y a des familles agricoles plongées dans l’angoisse, qui vivent avec la menace constante de perdre leur gagne-pain et leur milieu de vie. Dans ce contexte, nous lançons un appel clair au gouvernement fédéral : aucun projet d’infrastructure ne doit se faire au détriment des terres agricoles et des communautés qui les habitent.

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À propos de la Fédération de l’UPA Outaouais-Laurentides
La Fédération de l’UPA Outaouais-Laurentides représente plus de 3400 productrices et producteurs agricoles œuvrant dans près de 2300 entreprises agricoles à Montréal, Laval, dans les Laurentides et en Outaouais. Cela constitue 10 % de toutes les entreprises agricoles du Québec. L’agriculture dans nos régions est à l’image des femmes et des hommes qui en vivent : dynamiques et passionnés. 

La Fédération de l’UPA Outaouais-Laurentides est l’une des 12 fédérations régionales de l’Union des producteurs agricoles, une organisation syndicale professionnelle dont la mission est de promouvoir et défendre les intérêts de 42 000 producteurs agricoles et 163 000 producteurs forestiers québécois.

À propos d’Écoute Agricole
Créé en 2015, Écoute Agricole a pour mission de promouvoir la santé mentale et offrir des services psychosociaux de soutien et d’accompagnement de proximité à la communauté agricole. Depuis sa fondation, Écoute Agricole est venue en aide à plus de 600 personnes par l’entremise de ses travailleur.ses de rangs, qui vont sur le terrain à la rencontre des agriculteurs et agricultrices, de leurs familles et de leurs employé.es afin de les aider à retrouver l’équilibre. Pour en savoir plus visiter : ecouteagricole.com Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre