La Pocatière, 27 janvier 2026 – Les producteurs et productrices agricoles du Kamouraska auront enfin leur collecte porte-à-porte des plastiques d’enrubannage blancs. Les administrateurs de la Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles du Kamouraska (RIGMRK) ont voté à l’unanimité pour la mise en place de ce nouveau service, dès le début de mars 2026.
Elles étaient environ 130 entreprises agricoles, soit près de 60 % de toutes les fermes utilisatrices de plastiques d’enrubannage blancs sur le territoire de la MRC de Kamouraska à s’être inscrites au service, en date du 27 janvier 2026. Cet excellent taux d’adhésion est le fruit, entre autres, de la participation d’environ 150 producteurs agricoles à l’une ou l’autre des trois séances d’information organisées à ce propos par la RIGMRK, les 13, 14 et 15 janvier derniers. En coulisse, les administrateurs du Syndicat de l’UPA de Kamouraska ont également fait preuve d’une mobilisation sans précédent en contactant des dizaines de producteurs de la MRC afin de les inciter à adhérer à cette collecte que plusieurs n’attendaient plus.
En effet, depuis le 1er janvier 2025, il n’est plus permis d’enfouir les plastiques agricoles au Québec. Afin d’en faciliter la collecte, un réseau de points de dépôt a été développé aux quatre coins de la province par AgriRÉCUP, organisme mandaté par le gouvernement québécois pour procéder à leur récupération. Loin d’être pratique, cette solution obligeait les producteurs à se rendre à l’un d’entre eux, plusieurs fois par année. Rapidement dans la MRC, les points de dépôt de Saint-Philippe-de-Néri et de Saint-Alexandre-de-Kamouraska ont atteint leurs limites en volume, laissant les producteurs devant peu d’alternatives pour la récupération de leurs plastiques.
Une solution simple, efficace et locale
Avec la collaboration de la Direction régionale du MAPAQ, du Syndicat de l’UPA de la MRC de Rivière-du-Loup et de la Fédération de l’UPA du Bas-Saint-Laurent, le Syndicat de l’UPA de Kamouraska a testé une collecte porte-à-porte au printemps 2025 afin de déterminer le meilleur modèle à adopter pour la récupération des plastiques d’enrubannage à la ferme. Les conclusions de ce projet pilote ont permis d’établir les bases du service aujourd’hui proposé par la RIGMRK : une collecte par conteneur dont l’usage exclusif est réservé aux sacs comprenant les plastiques d’enrubannage blancs à récupérer. Une fois récoltés, ces sacs seront acheminés chez Société VIA de Rivière-du-Loup où ils seront pressés en ballot, avant d’être ramassés par AgriRÉCUP.
« C’est une approche qui n’est pas parfaite, car ce ne sont pas tous les plastiques qui seront récoltés de cette façon, mais c’est une solution extrêmement facilitante. Tout le monde est gagnant avec ce service : le producteur qui réduit son nombre d’allers-retours aux points de dépôt, AgriRÉCUP qui rentabilisera davantage ses voyages dans notre région grâce à des ballots de plastique plus consistants, le gouvernement qui s’attend à de hauts taux de récupération chez les producteurs », résume Mylène Bourque, présidente du Syndicat de l’UPA de Kamouraska.
Avec une participation de 60 % des fermes génératrices de plastiques d’enrubannage blancs au Kamouraska, la RIGMRK sera en mesure d’offrir le service au coût de 600 $ par année, excluant le coût d’achat du conteneur, un montant qui sera chargé uniquement aux producteurs participants, et cela, directement sur leur compte de taxes municipales. Trois circuits seront organisés sur le territoire afin de permettre une collecte mensuelle à tous les producteurs adhérant au service.
« Le Kamouraska génère environ 200 t de plastiques d’enrubannage blancs, chaque année. Ce projet est un bon point de départ, car on est déjà en mesure d’assurer que 60 % de ce nombre seront récupérés uniquement par la mise en place de notre service. Bref, pour nous il est clair que ce chiffre ne peut qu’augmenter dans le futur avec la participation d’un plus grand nombre de producteurs, et que notre service a le potentiel d’être bonifié avec l’ajout d’autres types de plastiques dans la collecte », conclut Rémi Faucher, vice-président de la RIGMRK.