Mobilisation et représentations
Projet Alto : réactions et représentations de l’UPA
Déclaration commune d’organisations agricoles de l’Ontario et du Québec, 17 juin 2026

Le 4 juin 2026, la Fédération d’agriculture de l’Ontario Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, l’Union des producteurs agricoles, l’Union Nationale des Fermiers (Ontario) Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, la Christian Farmers Federation of Ontario Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre et l’Union des cultivateurs franco-ontariens Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre se sont rencontrées afin de discuter de l’invitation d’Alto à signer une entente de collaboration visant son projet de train à grande vitesse.
Les représentants en sont venus à la conclusion que la signature d’une telle entente ne serait pas dans l’intérêt de leurs membres respectifs pour le moment. Ils ont souligné la nécessité d’une plus grande transparence et d’une communication ouverte avec leurs membres, ainsi que l’importance de recueillir, de partager, et d’échanger des informations et des préoccupations à ce sujet. Bien que les groupes aient refusé de signer l’entente, ils demeurent déterminés à travailler ensemble afin que les terres agricoles ne soient pas sacrifiées au profit du corridor ferroviaire à l’étude.
Les organisations agricoles s’opposent au corridor ferroviaire à grande vitesse entre Toronto et Québec, comme proposé, puisqu’il traverserait certaines des terres agricoles les plus productives de l’Ontario et du Québec. Elles demandent une pause dans ce projet afin de permettre une consultation significative et une exploration sérieuse de solutions de rechange à faible impact.
Des représentants de la Fédération d’agriculture de l’Ontario, de l’Union des producteurs agricoles, de l’Union Nationale des Fermiers (Ontario), de la Christian Farmers Federation of Ontario et de l’Union des cultivateurs franco-ontariens ont participé à cette rencontre du 4 juin.
Farm Groups Meet to Discuss the Alto High-Speed Rail Project
(June 16, 2026) – Farm groups met on June 4 to discuss Alto’s invitation to sign a collaboration agreement related to the proposed high-speed rail project.
Representatives concluded that signing such an agreement would not be in the best interests of their members at this time. Representatives cited the need for greater transparency and open communication with their memberships, as well as the need to gather, share, and discuss information and concerns openly. While the groups have declined to sign the agreement, they remain committed to working together to ensure agricultural land is not sacrificed for the proposed high-speed rail corridor.
Farm groups oppose the Toronto to Quebec City high-speed rail corridor as proposed because it would affect some of the most productive agricultural land in Ontario and Quebec. Farm groups call for a pause to the project for meaningful consultation and intentional exploration of low impact alternatives.
Representatives from the Ontario Federation of Agriculture, Union des producteurs agricoles, the National Farmers Union (Ontario), the Christian Farmers Federation of Ontario, and L'Union des cultivateurs franco-ontariens attended the June 4 meeting.
Point de presse de l’UPA, de ses fédérations régionales et spécialisées concernées et de partenaires, 8 juin 2026

Le mécontentement des milieux agricole et forestier quant au projet de TGV entre Québec et Toronto continue d’alimenter les discussions. D’autant plus que les analyses qui ont mené au choix d’un TGV (comparativement à d’autres options) n’ont jamais été dévoilées.
Les répercussions permanentes du projet chez plusieurs milliers de propriétaires fonciers, combinées aux incertitudes entourant sa pertinence, ses coûts et ses gains véritables en matière de mobilité, commandent davantage de rigueur et de transparence. Plusieurs universitaires remettent d’ailleurs en question les gains réels associés au TGV Québec-Toronto, alimentant le débat public quant à sa légitimité.
Dans ce contexte, l’UPA, ses fédérations régionales et spécialisées concernées, de même que la Fédération canadienne de l’agriculture et la Fédération de l'agriculture de l'Ontario accompagnées de deux professeurs émérites spécialisés en transport, ont présenté l’ensemble de ces enjeux à l’occasion d’un point de presse le lundi 8 juin à la Ferme Michel Désy & Fils de Berthierville.
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Résolution réclamant la suspension du projet
Le 25 février 2026, une résolution de l’UPA et de la Fédération de l’agriculture de l’Ontario (OFA) réclamant la suspension immédiate du projet de TGV est adoptée par la Fédération canadienne de l’agriculture lors de son AGA.

« Les projets dits “d’intérêt national” ne doivent pas compromettre le dynamisme des communautés rurales, la pérennité des entreprises et des terres agricoles, le potentiel acéricole et forestier ainsi que la sécurité alimentaire de la population qui devrait être la véritable priorité. L’aéroport de Mirabel est un exemple à ne pas suivre. Prenons le temps de bien mesurer la pertinence et les impacts du projet de train à grande vitesse, et de consulter en bonne et due forme la population, avant d'aller de l'avant», a déclaré le président général de l’UPA, Martin Caron.
L’OFA et l’UPA présentent les demandes suivantes aux gouvernements provincial et fédéral ainsi qu’à Alto :
- Éviter le passage du tracé du projet de train à grande vitesse dans les zones agricoles de grande qualité;
- Prévenir le morcellement des exploitations agricoles et maintenir l’intégrité des champs et des opérations agricoles;
- Protéger les systèmes de drainage agricole;
- Répondre aux préoccupations des producteurs concernant les impacts des travaux de construction et les coûts récurrents, notamment l’installation de clôtures ainsi que la construction, la mise à niveau et l’entretien à long terme de passages agricoles sécuritaires pour la machinerie et le bétail;
- Veiller à ce que les études d’impact sur l’agriculture soient indépendantes, rigoureuses et rendues publiques.
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Réaction du directeur général de l’UPA dans les médias sociaux face à la publicité d’Alto
« Les communications entourant le projet de TGV Alto sont indéniablement efficaces : elles présentent une vision bien séduisante du projet. Mais derrière cette mise en scène convaincante, des nuances essentielles s'imposent.
Le projet de TGV soulève de sérieuses préoccupations quant à sa transparence et à son véritable coût pour la population.
Selon plusieurs analyses relayées dans l'espace public, cette initiative pourrait représenter une facture dépassant les 100 G$ pour les Canadiens, un engagement financier colossal qui pèserait sur plusieurs générations.
Il est légitime de se demander quels intérêts se trouvent derrière un projet d'une telle ampleur, surtout lorsque des options alternatives existent. Des experts affirment qu'il serait possible d'utiliser les mêmes emprises ferroviaires pour développer un système répondant aux mêmes objectifs tout en coûtant jusqu'à trois fois moins cher : mobilité rapide, réduction des émissions, modernisation du transport.
Dans un contexte où chaque dollar public compte, il est essentiel d'exiger une transparence totale, une évaluation rigoureuse des scénarios et un débat public éclairé.
La population mérite de comprendre pourquoi l'option la plus coûteuse semble privilégiée alors que des solutions plus abordables et tout aussi efficaces sont disponibles. »
– Charles-Félix Ross, directeur général de l’UPA, 30 avril 2026
Campagne d’affichage – Pas de TGV dans nos champs
Des pancartes sont distribuées gratuitement aux producteurs des régions concernées qui souhaitent afficher leur opposition à la réalisation du projet Alto en zone agricole.
Des productrices et producteurs mobilisés en région
Dans Lanaudière et en Outaouais-Laurentides, des activités de mobilisation se sont tenues durant le mois de février 2026.
Le 24 février 2026, des centaines de productrices et producteurs agricoles de l’Outaouais-Laurentides Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre et de Lanaudière, leurs familles et des citoyens ont manifesté en marge de la dernière consultation publique d’Alto à Mirabel. Les producteurs craignent que le projet de loi C-15 et le TGV entraînent des expropriations et des fragmentations de terres, ce qui provoquerait des pertes irréversibles pour leur milieu.
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Points de presse en marge des portes ouvertes d’Alto
Le 19 février à Berthierville, la Fédération de l’UPA de Lanaudière tenait une conférence de presse afin d’exposer clairement les enjeux majeurs qui menacent notre territoire agricole.
Un point de presse avait également eu lieu le 3 février avec le Syndicat de l'UPA L’Assomption–Les Moulins et la Fédération de l'UPA de Lanaudière, où trois porte‑parole – Marcel Papin, Simon Duval et Guillaume Alary – ont dénoncé les impacts majeurs qu’aurait le corridor proposé sur certaines des terres les plus fertiles du Québec.
Communiqués de la Fédération de l’UPA de Lanaudière
La Fédération de l'UPA de Lanaudière réaffirme son opposition au projet de TGV d'Alto, 19 février 2026
La Fédération de l’UPA de Lanaudière dénonce de nouveau les impacts majeurs du projet de train à grande vitesse (TGV) d’Alto sur les terres agricoles, les entreprises familiales et les communautés rurales.
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L’UPA de Lanaudière dénonce le projet de TGV d’Alto et appelle à la mobilisation pour protéger les terres agricoles, 3 février 2026
Selon l’organisation, le tracé envisagé entraînerait la fragmentation d’exploitations agricoles parmi les plus productives du Québec, menaçant à la fois les entreprises familiales, la relève agricole et la sécurité alimentaire de la population.
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Communiqué de la Fédération de l’UPA Mauricie
TGV : L’UPA Mauricie s'oppose à toute implantation en zone agricole
L’UPA Mauricie Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre n’est pas opposée au développement d’un train à grande vitesse, mais refuse que sa mise en œuvre se fasse au détriment du territoire agricole et entraîne une perte de superficies productives. Le territoire agricole constitue un levier stratégique pour la sécurité alimentaire, l’économie régionale et l’occupation dynamique du territoire. Sa protection doit demeurer une priorité.
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Pas de TGV dans nos champs et forêts (vidéo produite par la Fédération de l'UPA de la Mauricie)
Communiqué de la Fédération de l'UPA de la Capitale-Nationale–Côte-Nord
Projet de TGV ALTO : une initiative coûteuse, opaque et préoccupante pour les terres agricoles
La Fédération estime que le projet Alto ne peut être analysé uniquement sous l’angle des bénéfices de mobilité. Il doit également être évalué à la lumière de ses impacts territoriaux irréversibles et de la disponibilité d’alternatives de transport collectif potentiellement moins coûteuses et moins dommageables pour le milieu agricole. « Avant d’engager des dizaines de milliards de dollars, il faut se poser la question simple : est-ce réellement la meilleure option pour le territoire, ou simplement la plus ambitieuse sur papier? » clame Yves Laurencelle.
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