Les producteurs agricoles disent non au projet de loi C-15 et au projet de train à grande vitesse (TGV)
Mirabel, 24 février 2026 - Des centaines de producteurs agricoles, leurs familles et des citoyens ont manifesté en marge de la dernière consultation publique d’ALTO à Mirabel. Les producteurs craignent que le projet de loi C-15 et le TGV entraînent des expropriations et des fragmentations de terres, ce qui provoquerait des pertes irréversibles pour le milieu agricole.
La mobilisation majeure, accompagnée d’un important convoi de tracteurs, témoigne de la détermination et de la solidarité du monde agricole face à un projet qui pourrait mettre en péril notre souveraineté alimentaire, la survie des entreprises agricoles et de la relève. Non seulement le milieu agricole sera impacté, mais c’est toute la communauté rurale et les villes traversées par le corridor du TGV qui sont affectées par ce projet d’infrastructure.
Les producteurs agricoles, entre autres de Sainte-Scholastique–Mirabel, d’Argenteuil, de Deux-Montagnes, de Laval et des Basses-Laurentides, expriment leur colère quant au projet de loi C-15 du gouvernement fédéral et dénoncent le manque de transparence d’ALTO. La Fédération Outaouais-Laurentides invite d’ailleurs ses membres à signer une pétition destinée au gouvernement fédéral en ce sens.
« Ce projet a le potentiel de détruire nos terres, nos familles et l’avenir de notre garde-manger. Le gouvernement tente de passer ce projet en catimini, à une vitesse inacceptable », dénonce Christian Couvrette, président du syndicat de l’UPA Ste-Scholastique-Mirabel.
« Aujourd’hui, nous avons fait entendre notre voix. Nos terres ne sont pas à vendre. Si nos terres sont fragmentées, nous serons forcés de dépendre de produits importés. C’est exactement le contraire de ce que le premier ministre Mark Carney dit vouloir pour notre autonomie alimentaire », affirme Stéphane Alary, producteur agricole et président de la Fédération UPA Outaouais-Laurentides.
Les producteurs rappellent que leurs terres sont essentielles pour l’autonomie alimentaire et la sécurité de la population. Toute expropriation ou projet fragilisant la production locale menace non seulement les entreprises agricoles, mais aussi l’avenir des générations futures. Le milieu agricole se positionne fermement contre le projet de loi C-15 et le passage du TGV et exige un dialogue immédiat et transparent avec le gouvernement.