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L’achat local : une responsabilité qui incombe à tous!

L’achat local, ce n’est pas simplement de faire ses achats dans son quartier, c’est beaucoup plus que cela. Acheter local, c’est choisir d’acheter un aliment qui a été cultivé, produit, préparé ou transformé ici, au Québec. C’est poser un geste responsable qui soutient notre monde agricole, notre économie, notre environnement et notre société. Par ce geste, c’est toute notre communauté qui en bénéficie grâce aux retombées économiques, à la diminution de pollution associée au transport des marchandises, et aux emplois créés. Et c’est aussi un geste qui témoigne de notre plaisir à manger un aliment d’ici!

Acheter local, c’est l’affaire de tous : les commerces de détail, les restaurateurs (incluant les traiteurs, les cantines et cuisines de rue, les débits de boissons alcooliques), les services alimentaires (pour les réseaux de la santé, les écoles, les services correctionnels, les services municipaux, les usines et entreprises, les services de garde), les hôtels et autres lieux touristiques… Il est important d’avoir des politiques d’achat qui intègrent la provenance des produits dans leurs critères de sélection d’approvisionnement alimentaire.
 
Acheter local, c’est avant tout soutenir l’économie du Québec, et la vitalité de ses régions. C’est tout le monde qui en retire des bénéfices. Et vous, consommez-vous local?

Soutenir une filière locale

Les importations provenant du sud des États-Unis (Amérique Centrale et Amérique du Sud) illustrent bien le déséquilibre lié aux coûts de production. Ces pays réussissent à garder des prix qui font concurrence aux prix locaux, et ce, malgré tous les coûts inhérents au transport des marchandises. C’est le faible coût de la main-d’œuvre qui est largement responsable de l’écart des prix (en 2016, au Mexique, le salaire minimum équivalait à moins de 0,73 $ CAD/heure comparativement à 10,75 $/heure au Québec).
 
Acheter local, c’est choisir un produit qui offre l’avantage d’avoir été produit localement malgré un coût de production plus élevé.
 
Opter pour un produit d’ici, c’est aussi participer à bonifier l’économie locale. Les retombées économiques engendrées par l’achat d’un seul produit vont bien au-delà de la transaction elle-même. Par exemple : le panier de légumes que vous avez acheté a permis de payer l’entrepreneur agricole qui lui a payé ses dépenses d’exploitation et le salaire de ses ouvriers. Puis, chaque dépense permet à son tour de payer les impôts, le loyer, les services publics, les assurances, l’épicerie, les loisirs, etc. Donc, chaque fois qu’un achat est fait ici, l’argent permet à des gens d’ici de dépenser ou de réinvestir ici. C’est pourquoi il n’est pas rare d’entendre dire que les retombées économiques engendrées par un événement, un achat ou un projet sont bien supérieures au coût initial. Il en est tout autrement quand on achète des produits qui proviennent d’ailleurs : une fois les dépenses payées, l’argent retourne dans le pays d’où le produit provient. C’est donc une très bonne habitude que de privilégier les produits d’ici.

Des produits frais qui voyagent moins

Entre le champ et votre assiette, votre brocoli aura effectué tout un périple! La distance parcourue entre les deux s’exprime en kilomètre-assiette. On peut donc imaginer les milliers de kilomètres parcourus par les pommes d’Afrique du Sud ou les framboises du Mexique avant d’arriver au Québec. Et que dire de toute la pollution qui a été générée par le transport de ces aliments de leur lieu de production jusqu’à votre assiette?
 
Selon une étude publiée en 2021 dans la revue scientifique Nature1, un tiers des gaz à effet de serre serait attribuable à la production des denrées alimentaires, surtout pour ce qui touche leur transport. Choisir de consommer des produits locaux lorsqu’ils sont disponibles est donc un moyen facile à mettre en place pour diminuer votre empreinte écologique.
 
Crippa, M., Solazzo, E., Guizzardi, D. et al. Food systems are responsible for a third of global anthropogenic GHG emissions. Nat Food 2, 198–209 (2021). Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre

Circuit court, circuit long?

Lorsque le consommateur achète directement du producteur agricole, ou lorsque le producteur vend à un distributeur qui lui vend directement au consommateur, on parle de circuit court.
 
Producteur → distributeur (1 maximum) → consommateurs
 
Il n’y a pas beaucoup de producteurs agricoles dans les grandes villes, car les terres agricoles sont majoritairement situées en région. C’est pourquoi il faut souvent que les produits soient acheminés vers les consommateurs par le biais des intermédiaires.
 
Le circuit long montre le chemin parcouru par un produit entre le producteur et le consommateur lorsqu’il y a plusieurs intermédiaires en jeu.
 
Producteur → emballeurs, (courtiers, grossistes, distributeurs), bannières, commerçant → consommateurs

Des normes de production parmi les plus élevées au monde

Pour offrir les meilleurs produits possibles aux consommateurs, les producteurs agricoles doivent se soumettre à des normes strictes qui sont dictées par le gouvernement (ministères et agences) qui assure la salubrité alimentaire. Les normes peuvent varier d’un pays à l’autre si bien qu’il est fréquent que celles qui entourent la production ou la transformation de produits provenant de l’extérieur soient différentes des normes en vigueur ici. Afin d’obtenir une concurrence équitable face aux produits étrangers, les normes de production devraient être les mêmes pour les produits provenant de l’importation que pour les produits de provenance locale.
 
Les normes de production englobent toute une série de règles et exigences, par exemple :

  • Normes environnementales;
  • Normes de transport des matières premières;
  • Ingrédients permis et proscrits;
  • Salubrité et hygiène des lieux;
  • Outils de fabrication (ex. : l’utilisation de cuves de cuivre est interdite au Canada, mais est acceptée ailleurs);
  • Étiquetage et contenants.

Vérifier l’origine de ses produits

Saviez-vous qu’au Québec, il existe un système de traçabilité? En 2001, le Québec devenait un pionnier en matière de traçabilité alimentaire entre autres pour les produits bovins, ovins, et cervidés. Avec les années, le système de traçabilité traditionnellement centré sur les animaux d’élevage s’est étendu à d’autres secteurs, au bien-être animal, à la biosécurité, et de nombreux autres secteurs s’y ajouteront sous peu, notamment en environnement pour le suivi du transport des sols contaminés, en gestion municipale pour l’encadrement des animaux de compagnie, et bien plus2.
 
Un programme de traçabilité permet justement d’agir rapidement si, par exemple, une crise sanitaire survenait. Avec les produits provenant de l’extérieur, il faut attendre qu’un avis de non-conformité soit émis par les autorités responsables de l’évaluation et de la salubrité agroalimentaire.
 
Apprenez-en plus sur Attestra, le gestionnaire de la traçabilité alimentaire Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
 
Voici un jeu simple pour vous faire comprendre ce qu’est la traçabilité alimentaire : prenez votre boîte d’œufs. Sur chaque œuf, vous trouverez un code qui vous permettra d’identifier son producteur? Voyez comment ici Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
 
2 Attestra, rapport des activités 2020-2021 Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre 

Des appellations et marques de certification à connaître

Quand vous achetez un produit, prenez-vous vraiment le temps de vérifier sa provenance? C’est pourtant un geste simple pour lequel de nombreux outils peuvent vous venir en aide. Il existe plusieurs logos pour identifier les produits provenant du Québec. Parmi eux, il y a des programmes de promotion, des appellations et des marques de commerce.

Aliments du Québec

Le logo le plus répandu est celui d’Aliments du Québec Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, un programme de promotion géré par un organisme sans but lucratif qui vise, entre autres à promouvoir l’industrie bioalimentaire d’ici. Les aliments qui portent l’un des logos ci-dessous doivent répondre à une série de normes précises et un suivi rigoureux est effectué pour en assurer le respect. À ce jour, c’est plus de 25 000 produits provenant de 1 500 entreprises qui portent fièrement le logo Aliments du Québec ou Aliments préparés au Québec, dans l’une des déclinaisons suivantes :

Aliments du Québec a aussi créé le programme de reconnaissance Aliments du Québec au menu pour les restaurants et les institutions comme les garderies, les cafétérias, les services alimentaires. À ce jour, 719 restaurants et 314 institutions mettent en valeur les aliments d’ici dans leur menu. Découvrez la liste des restaurants et institutions qui adhèrent au programme Aliments du Québec au menu Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre pour planifier vos sorties.

Les appellations réservées

Les appellations réservées veulent donner au consommateur l’assurance qu’un produit répond à des attributs bien spécifiques. Elles permettent aussi de protéger les producteurs et leurs produits contre les imitations et utilisations inappropriées.
 
Trois catégories d’appellations sont reconnues par la Loi sur les appellations réservées et les termes valorisants Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
 
L’appellation géographique ou lié à un terroir vise à associer un produit et ses caractéristiques à son lieu de production. On parle ici d’une appellation d’origine ou une indication géographique protégée. Au Québec, il existe cinq appellations de type Indication géographique protégée (IGP) :

L’appellation de spécificité (AS) ne lie pas un produit à un territoire donné, mais plutôt à une caractéristique bien spécifique. Une seule appellation spécifique est actuellement reconnue au Québec :

La dernière appellation fait référence à un mode de production spécifique comme la culture, l’élevage, ou la transformation, qui fait que les produits se distinguent des autres. Encore ici, une seule appellation est reconnue en fonction de la loi : l’appellation « biologique » Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Les termes valorisants

En plus des appellations, la Loi permet aussi l’utilisation de la désignation termes valorisants pour identifier une caractéristique particulière d’un produit, que ce soit par sa méthode de production ou de préparation. Fromage fermier Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, le premier terme valorisant autorisé le 29 mars 2022, identifie un fromage fabriqué par les producteurs fromagers selon les méthodes et techniques traditionnelles et fait entièrement à partir de lait provenant de son exploitation.

Les marques de commerce et autres initiatives commerciales

Plusieurs groupes spécialisés affiliés à l’Union des producteurs agricoles identifient leur production avec un logo distinctif dans le but de se démarquer d’une concurrence provenant hors du Québec. Voici quelques marques de commerce :

Voici quelques initiatives commerciales :

De plus, les régions administratives du Québec participent aux Tables de concertation bioalimentaire du Québec (TCBQ) mises sur pied afin de contribuer au développement de leur région et de mettre en valeur leur potentiel bioalimentaire.
 
Pour tout savoir sur les TCBQ et pour découvrir la liste des identifiants régionaux, visitez le https://tcbq.org/ Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre

Découvrez le Dialogue sur l’autonomie alimentaire

Alors que l’on entend de plus en plus parler d’achat local et d’autonomie alimentaire, l’Union des producteurs agricoles (UPA) a eu l’idée de lancer, en collaboration avec l’Institut du Nouveau Monde (INM), un Dialogue sur l’autonomie alimentaire du Québec Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. L’objectif? Réunir les deux extrémités de la chaîne de production alimentaire, soit les producteurs et les citoyens, pour qu’ils puissent échanger et mieux comprendre leurs réalités, leurs attentes et leurs besoins.

Vers un contrat social

À travers une démarche rigoureuse, près de 70 participants, sélectionnés aléatoirement et représentant autant la population québécoise que producteurs agricoles, ont été sensibilisés aux grands enjeux touchant l’agriculture d’ici. Ces producteurs agricoles et citoyens ont discuté, échangé et argumenté de façon constructive, d’abord séparément, puis communément, sur les freins et les opportunités permettant d’améliorer notre autonomie alimentaire, pour convenir d’un contrat social, dévoilé lors du congrès général de l’UPA en décembre 2020.
 
Pour en savoir plus, consultez ce contrat social Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre qui contient une série de recommandations communes pour favoriser l’atteinte d’une plus grande autonomie alimentaire.