Accès aux terres agricoles : un enjeu pour la relève
Pour la relève agricole, accéder à la terre devient de plus en plus difficile. En cause : une pression croissante qui transforme profondément le marché agricole.
Une pression croissante sur l’accès aux terres
Malgré la présence de la Commission de protection du territoire agricole du Québec Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre (CPTAQ), les terres cultivables demeurent exposées à la spéculation foncière. Au cours des dernières années, des sociétés d’investissement — comme des caisses de retraite, des fonds fonciers ou de grandes fortunes — ont acquis d’importantes superficies. Le secteur immobilier est aussi très actif et propose des projets nécessitant le dézonage de terres agricoles. Cette pression accrue rend ces terres moins accessibles pour les jeunes agriculteurs qui souhaitent s’établir.
Une pression qui fait monter les prix
Cette situation a un effet direct sur la valeur des terres. Selon Financement agricole Canada Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, les prix ont augmenté en moyenne de 8,47 % au cours des dix dernières années. Les producteurs doivent donc s’endetter davantage pour acquérir des terres, dont la valeur marchande est désormais dissociée de leur rendement agricole. Autrement dit, le prix des terres ne reflète plus uniquement leur capacité de production.
Pour la relève, cette concurrence est difficile à soutenir et limite concrètement l’accès aux terres, tout en compliquant le démarrage de nouvelles entreprises agricoles.