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Les gaz à effet de serre (GES)

Comme plusieurs secteurs de l’économie, l’agriculture contribue à la production de gaz à effet de serre. Élevage, culture des sols, gestion des fumiers, voilà autant de sources que l’on retrouve à la ferme. Alors que les élevages sont souvent pointés du doigt, quel est l’état de la situation au Québec?

 

L’agriculture, une source de GES parmi plusieurs autres

L’agriculture, comme tous les secteurs de l’économie, génère des gaz à effet de serre. Toutefois, au Québec, le secteur agricole arrive au quatrième rang avec 9,6 % des émissions, loin derrière d’autres activités comme le transport, par exemple, responsable de 44,8 % des émissions de la province.

D’où viennent ces gaz à effet de serre?

L’agriculture produit trois types de gaz à effet de serre, le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et le dioxyde de carbone (CO2). Ces gaz de nature biologique proviennent principalement de la digestion des ruminants, de la gestion des sols agricoles, de la gestion des fumiers et de diverses sources mineures.

Pour en savoir plus :

Des pets de vache, vraiment?

Dans la croyance populaire, les pets de vache (flatulences des ruminants) sont souvent identifiés comme étant une source de GES, plus particulièrement de méthane. Il s’agit bien d’un phénomène lié à la digestion, mais pour être plus précis, on devrait plutôt parler des rots. Le rumen des bovins, des moutons, des cerfs et des autres ruminants contient des bactéries qui aident à dégrader les aliments ingérés. Le méthane est un sous-produit de cette fermentation et est éliminé par éructation, donc, par les fameux rots.

Les élevages d’ici qui se démarquent

À travers le monde, l’agriculture pèse pour 24 % des émissions mondiales Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre de gaz à effet de serre, alors qu’au Québec, l’ensemble des activités agricoles compte pour 9,6 %. La plupart de nos secteurs de production se démarquent avec un bilan carbone beaucoup plus bas que celui que l’on retrouve dans les autres pays. C’est notamment le cas pour les secteurs de la volaille (poulet de chair), des œufs de consommation, du porc, du bœuf et du lait.

Le saviez-vous?

Le lait produit au Canada a une empreinte carbone parmi les plus faibles au monde. La production d’un litre de lait canadien génère 0,94 kg de CO2, soit trois fois moins de gaz à effet de serre que la moyenne mondiale.

Selon les données publiées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production porcine québécoise fait aussi bonne figure lorsque comparée aux autres régions productrices de porcs du monde. Son bilan carbone est 31 % plus bas que la moyenne mondiale.

Et mieux encore, un bilan en constante réduction!

Les producteurs d’ici ne cessent d’améliorer leurs pratiques, ce qui se traduit par une diminution constante de leurs émissions de GES.


Des actions pour faire toujours mieux

L’adoption de bonnes pratiques et de techniques innovantes de production permet de réduire encore davantage l’intensité carbone de l’élevage. Ainsi, l’alimentation du bétail, la gestion des fumiers, les pratiques culturales et la réduction de l’énergie consommée à la ferme sont autant de pistes de travail prometteuses sur lesquelles les agriculteurs et les chercheurs se penchent actuellement pour améliorer leur bilan carbone.

L’agriculture capte aussi du carbone!

Si l’agriculture est une source d’émission de gaz à effet de serre, elle peut aussi faire partie de la solution en séquestrant le carbone dans les sols agricoles. En ce sens, les pratiques culturales qui permettent d’accroître la matière organique dans le sol pourraient contribuer à améliorer le bilan agricole des GES.

Les arbres et la foresterie

La présence d’arbres en bandes riveraines, de haies et de boisés de ferme sont des incontournables qui permettent également de séquestrer du carbone dans les sols agricoles. Du côté de la foresterie, la réalisation de travaux sylvicoles concourt aussi à la captation de GES. À cet égard, saviez-vous que l’utilisation accrue des produits du bois permettrait de stocker du carbone à long terme, notamment en remplaçant des matériaux de construction présentant un bilan carbone moins intéressant comme l’acier et le béton?