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Les pesticides

L’utilisation des pesticides en agriculture représente un enjeu important, tant pour les producteurs que pour la population. Leur usage soulève bien des questions. Mais qu’en est-il exactement? Y a-t-il lieu de s’inquiéter? Que font les producteurs pour en réduire l’usage? Quelles sont les solutions de rechange?

 

Les pesticides, ni ange ni démon

Les pesticides ont pour but de protéger les cultures contre les pertes occasionnées par les insectes, les mauvaises herbes envahissantes et les maladies. En agriculture, les produits utilisés sont autorisés par les agences gouvernementales et aident à assurer la quantité et la qualité des fruits, des légumes et des grains. Sans eux, des récoltes entières pourraient être détruites avec, pour conséquence, une augmentation du coût des aliments.

Toutefois, les producteurs sont de plus en plus sensibilisés aux questions entourant les pesticides. Ils tendent à réduire leur usage en employant notamment des techniques de dépistage dans leurs champs et des moyens de lutte intégrée. Certains producteurs réussissent à cesser leur utilisation, lorsque les méthodes alternatives existent.

Pour en savoir plus :

Des efforts qui portent leurs fruits

Au cours des 25 dernières années, les producteurs agricoles du Québec ont déployé de nombreux efforts pour réduire l’utilisation des pesticides. Même si bien du travail reste encore à accomplir, plusieurs indicateurs démontrent que nous sommes sur la bonne voie.

De moins en moins de pesticides

Entre 2014 et 2018, l’indice de pression des pesticides en agriculture au Québec a diminué de 43 %. Cet indice permet de mesurer les quantités de pesticides appliqués sur les terres en culture (kg/hectare) et d’en suivre l’évolution d’année en année. Depuis 1992, cet indice a diminué de 47 %, soit une réduction équivalente à environ 2 % par année.

Un indice de pression parmi les moins élevés dans le monde

Avec un indice de pression parmi les plus faibles au monde (2,06 kg par hectare), le Québec est un chef de file en ce qui concerne la quantité de pesticides appliqués par hectare.

Voir les sources

De moins en moins de risque pour la santé

En 2018, l’indicateur de risque pour la santé Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre a diminué de 28 % au Québec par rapport aux années de référence 2006-2008. Cet indice permet d’évaluer le risque potentiel des pesticides pour les personnes qui appliquent les produits, ou pour les travailleurs pouvant entrer en contact avec les parcelles traitées. Depuis 2014, on observe une tendance à la baisse et pour une première fois, la cible de la Stratégie phytosanitaire québécoise en agriculture 2011-2021 (qui consistait à réduire de 25 % cet indice) a été atteinte.

De moins en moins de risque pour l’environnement

En 2018, l’indicateur de risque pour l’environnement Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre a diminué de 15 % par rapport aux années de référence 2006-2008. Cet indicateur permet de tenir en compte les impacts potentiels des pesticides sur l’environnement (invertébrés terrestres, persistance dans le sol, etc.). Ici encore, depuis 2014, on assiste à une baisse constante et soutenue de cet indice de risque.

Pour en savoir plus : 

De la recherche, encore de la recherche

À l’heure actuelle, comme il n’existe pas de solution de rechange pour lutter contre la majorité des ravageurs des cultures, les pesticides demeurent encore nécessaires. Bien que les recherches sur les méthodes alternatives soient en constante évolution, les producteurs doivent obtenir du soutien financier pour trouver des solutions alternatives. Ceci est encore plus vrai dans un contexte de changements climatiques, où de nouveaux ravageurs risquent de faire leur apparition.

Pour en savoir plus : Impact des changements climatiques et mesures d’adaptations pour les ravageurs présents et potentiels en grandes cultures au Québec Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre

Et le consommateur, dans tout cela?

Des consommateurs se disent préoccupés par l’utilisation des pesticides. Pourtant, la plupart d’entre eux exigent aussi des fruits et légumes à l’apparence parfaite et au plus bas prix possible. Pour répondre à ces critères élevés et produire en quantité suffisante, les producteurs recourent aux pesticides, surtout lorsque les solutions de rechange ne sont pas au rendez-vous.

À défaut de cela, ce sont des denrées provenant d’ailleurs que nous retrouverons sur les étals des épiciers. Des aliments qui augmentent leur empreinte en raison de leur transport et qui, rappelons-le, sont souvent produits dans des pays où les normes environnementales et les exigences sont bien en deçà des nôtres.

Les résidus de pesticides : y a-t-il lieu de s’inquiéter?

Les résidus de pesticides parfois trouvés dans les aliments sont très largement en deçà des seuils de dangerosité. D’ailleurs, le taux de conformité des fruits et légumes produits localement est plus élevé que celui des produits importés.

Santé Canada impose des limites quantitatives précises de traces de pesticides pouvant se retrouver sur les aliments. Au minimum, cette limite est 100 fois plus basse que le seuil de sécurité, voire 3 000 fois, selon le pesticide utilisé. Ces valeurs de référence reposent sur des résultats de recherches scientifiques approfondies et tiennent compte des effets cumulatifs liés à la consommation quotidienne d’une personne, tout au long de sa vie.

Pour en savoir plus : Questions souvent posées par les consommateurs  (259 Ko)

Encore perplexe? Faites le test!

Ce calculateur établit le nombre de portions de fruits et de légumes pouvant contenir des traces de pesticides qu’un homme, une femme, un adolescent ou un enfant peut consommer de façon quotidienne sans effets néfastes.

Accédez au calculateur Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre (disponible en anglais seulement)

Cet outil a été développé par l’Alliance pour l’alimentation et l’agriculture, une organisation américaine à but non lucratif qui représente les agriculteurs biologiques et conventionnels de fruits et légumes, en collaboration avec des experts de l’Université de Californie, Riverside School of Business. Il s’appuie sur les normes établies par le USDA, qui s’apparentent à celles de Santé Canada.

À lire : Perspective on pesticide residues in fruits and vegetables Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre

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