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ÉDITORIAL | L’avenir commence maintenant

Published on 17 April 2026 - By Martin Caron, président général

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La députée de Sanguinet, Christine Fréchette, a remporté la course à la direction de la Coalition Avenir Québec, accédant ainsi au poste de première ministre du Québec. Cette dernière a formulé des engagements intéressants ces derniers mois. Elle a d’ailleurs souligné à deux reprises l’importance de l’agriculture dans son discours de victoire.

Je félicite le député de Lévis, Bernard Drainville, pour la grande place qu’il a lui aussi accordée à l’agriculture pendant la course. Je tiens aussi à souligner la contribution de François Legault au développement agroalimentaire du Québec, ce dernier ayant toujours fait preuve d’une écoute attentive et d’une grande disponibilité à l’endroit du milieu agricole.

Mme Fréchette a proposé de rembourser les entreprises agricoles en matière de tarification du carbone; un engagement auquel elle entend s’attaquer rapidement, a-t-elle mentionné à plusieurs reprises ces derniers jours. Rappelons que la contribution directe de nos entreprises au Fonds d’électrification et de changements climatiques, depuis 2015, dépasse les 550 M$ (dont 82 M$ en 2024 et 67 M$ en 2025). Il sera intéressant de voir de quelle façon elle entend opérationnaliser le tout. Des solutions simples existent dans tous les scénarios.

La nouvelle première ministre a aussi promis de soutenir davantage la relève, de renforcer la présence des aliments québécois dans les établissements publics et d’alléger le fardeau administratif et réglementaire des productrices et producteurs. Ces engagements correspondent à plusieurs attentes et besoins exprimés par le milieu ces dernières années. Il faudra toutefois aller plus loin.

Les productrices et producteurs ont des attentes considérables au chapitre des budgets agricoles (actuellement moins de 1 % des dépenses de l’État alors que la moyenne mondiale est de 2 %), de la protection des intérêts agroalimentaires du Québec dans les accords commerciaux (en l’occurrence l’Accord Canada–États-Unis–Mexique) et d’un soutien accru pour les régions périphériques et l’agriculture de proximité. Des mesures visant à mieux contrôler la fiscalité foncière agricole, à réduire le coût du financement de la dette à long terme des entreprises et à appuyer la Fiducie UPA-Fondaction sont également requises.

Le milieu est aussi grandement préoccupé par la pression constante sur le territoire agricole (étalement urbain, spéculateurs, projets industriels, construction d’infrastructures, etc.). Les projets énergétiques, le projet de train à grande vitesse Québec-Toronto ainsi que l’absence de garde-fous au regard des projets dits « prioritaires et d’envergure nationale » alimentent cette pression de façon considérable.

Ces préoccupations s’étendent à la forêt privée et aux érablières en terres publiques. Mme Fréchette a démontré beaucoup d’intérêt pour ce dernier volet lors de sa rencontre avec les conseillers généraux de l’organisation, le mois dernier. L’acériculture, sur les terres publiques, engendre en effet plus de retombées économiques que la coupe de bois.

Les défis actuels et à venir, qu’ils soient économiques, administratifs, réglementaires ou territoriaux, sont grands et nombreux. Il est impératif de s’y attaquer afin d’accroître l’autonomie et la sécurité alimentaire des Québécoises et Québécois tout en contribuant activement au développement économique et territorial de la province. L’avenir commence maintenant, comme on dit!