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L’UPA Centre-du-Québec et la MRC d’Arthabaska exigent au prochain gouvernement de revoir ses façons de faire

Publié le 16 septembre 2026 - Écrit par l'UPA

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Saint-Valère, le 16 septembre 2026 — La lourdeur administrative et réglementaire imposée aux entreprises agricoles par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) freine leur développement, fragilise leur capacité à investir et peut compromettre leur avenir. Le dossier de la Ferme Valayre, à Saint-Valère, en est un exemple particulièrement préoccupant.

L’urgence d’agir avait pourtant été soulevée dès octobre 2025. Les délégués réunis à l’assemblée générale annuelle de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec avaient alors adopté une résolution demandant une intervention pour permettre à la Ferme Valayre de reconstruire son bâtiment et de reprendre ses activités. Près d’un an plus tard, le dossier n’est toujours pas réglé.

Depuis un an, la famille Hébert est confrontée à un processus administratif complexe pour obtenir les autorisations nécessaires à la reconstruction de son étable, détruite par un incendie en septembre 2025, qui a également décimé la majeure partie du troupeau laitier. L’entreprise est depuis privée de revenus. Bien que la reconstruction d’un bâtiment agricole en zone inondable soit possible, elle nécessite une autorisation ministérielle. Le contexte est particulier puisque le bâtiment se trouve dans une zone désignée comme inondable, alors qu’aucune inondation n’y a été recensée depuis plus de 100 ans. La reconstruction demeure néanmoins paralysée dans l’attente de la publication des nouvelles cartes de zones inondables du gouvernement, dont la diffusion était prévue en juillet 2026.

Cette situation est d’autant plus incompréhensible que le MELCCFP avait indiqué à la famille que les cartes nécessaires à l’analyse et à la délivrance de l’autorisation devaient être publiées en juillet dernier. Or, cet échéancier n’a pas été respecté et le déclenchement des élections provinciales n’a fait que repousser davantage leur publication.

La famille Hébert a dû réunir de nombreuses études, faire appel à des experts et investir plusieurs milliers de dollars pour préparer sa demande. La complexité du processus est telle que trois experts sollicités ont décliné le mandat. Malgré les démarches entreprises auprès des directions régionales du MAPAQ et du MELCCFP afin d’amorcer l’analyse du dossier en attendant les nouvelles cartes, la famille demeure dans l’attente.

« Ça n’a tout simplement pas de sens. La demande d’autorisation fait plus de trois centimètres d’épaisseur pour reconstruire une étable après un incendie et, malgré toutes ces démarches, le producteur doit encore attendre une carte. La famille Hébert n’est pas un cas isolé : plusieurs autres entreprises agricoles actuellement situées en zone inondable pourraient se retrouver dans la même impasse. Est-ce vraiment ça, soutenir l’autonomie alimentaire, l’économie régionale et la relève agricole au Québec? À un moment donné, il faut que ça cesse. Le prochain gouvernement doit agir au plus vite pour régler le dossier de la Ferme Valayre, mais aussi faire les allègements réglementaires et administratifs nécessaires pour éviter que d’autres entreprises agricoles en périssent », déclare M. Éric Houle, vice-président de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec.

Chaque mois d’attente supplémentaire fragilise la capacité de la Ferme Valayre à reprendre ses activités. Au-delà de cette famille, c’est une entreprise agricole, une capacité de production, une contribution à l’économie régionale et l’avenir d’une relève agricole qui sont en jeu.

En mai dernier, la MRC d'Arthabaska adoptait une résolution en appui à la reconstruction de la Ferme Valayre. Pour le préfet, M. Mathieu Allard, ce dossier dépasse aujourd'hui le seul enjeu de la relance de l'exploitation agricole et soulève des questions plus larges sur la lourdeur administrative, la protection des droits acquis et la capacité de nos institutions à répondre efficacement à des circonstances exceptionnelles.

« Le dossier de la Ferme Valayre doit devenir un cas de référence. Lorsqu'une exploitation agricole qui cherche simplement à rebâtir ses installations après un incendie se retrouve coincée pendant des mois dans des démarches administratives, il faut avoir le courage de revoir nos processus et de mettre en place des mécanismes plus simples, plus rapides et plus prévisibles », ajoute M. Mathieu Allard, préfet de la MRC d’Arthabaska.

Le cas de la Ferme Valayre soulève une question qui dépasse cette seule entreprise : comment peut-on demander aux producteurs agricoles d’investir et de contribuer à notre autonomie alimentaire tout en les laissant paralysés par des processus administratifs sur lesquels ils n’ont aucun contrôle?

La Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec et la MRC d’Arthabaska demandent donc au prochain gouvernement non seulement d’intervenir rapidement pour permettre à la Ferme Valayre de reconstruire et de reprendre sa production, mais aussi de revoir l’ensemble de ses processus afin qu’ils contribuent à soutenir le développement des entreprises agricoles plutôt qu’à le freiner.

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Source et information : 

Kimberly Houde, conseillère en communications et affaires publiques

Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec

Téléphone : 819 519-5838, poste 163 | Cellulaire : 819 524-1404

Courriel : khoude@upa.qc.ca