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ÉDITORIAL | Deux rendez-vous incontournables en 2026

Publié le 9 janvier 2026 - Écrit par Martin Caron, président général

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Chaque année amène son lot d’imprévisibilité. En 2025, le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a semé le chaos partout sur la planète. Et cela se poursuivra manifestement en 2026, comme en témoigne l’actualité.

Au Québec, on peut d’ores et déjà identifier deux rendez-vous incontournables liés de près ou de loin à cette 47e présidence américaine, c’est-à-dire l’avenir de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) et les élections provinciales.

Le premier ministre Mark Carney a confirmé que le Canada entamerait, ce mois-ci, des discussions formelles avec nos voisins du sud concernant la révision statutaire de l’ACEUM. Le représentant au Commerce des États-Unis, Jamieson Greer, a pour sa part déclaré, lors d’une commission du Congrès, que « les Américains s’inquiètent de l’accès au marché laitier canadien ». Cette critique fait écho aux récriminations répétées (et inquiétantes) du président américain.

En parallèle, près d’une centaine d’organisations agroalimentaires au Canada, incluant l’Union des producteurs agricoles, ont récemment indiqué qu’elles sont « très favorables » à un renouvellement complet de l’Accord. Dans une lettre adressée au bureau de M. Greer, 124 organisations agroalimentaires étasuniennes ont elles aussi exprimé leur soutien à l’ACEUM. Le consensus est donc solide, mais qu’en dira M. Trump?

Au chapitre des élections provinciales, gardons en tête que le gouvernement québécois ne dispose que de très peu de temps pour donner suite aux préoccupations des productrices et producteurs agricoles et forestiers. Les travaux parlementaires ne reprendront que le mois prochain (et se termineront en juin), il ne reste qu’un seul discours sur le budget et l’imminence du scrutin d’octobre, à partir de cet été, l’emportera sur tout le reste.

Le volume de dossiers à traiter, au travers cet espace temporel et budgétaire limité, est phénoménal. Comme nous l’avons indiqué lors du congrès général, le milieu agricole souhaite plus d’investissements dans le secteur ainsi qu’un soutien accru aux producteurs, à la relève, aux régions périphériques, à l’agriculture de proximité et au secteur biologique.

Des solutions concrètes pour refinancer à moindre coût la dette à long terme du secteur agricole sont requises, tout comme une protection accrue du territoire et des activités agricoles (dont nos érablières en forêt publique). À ce sujet, le projet de loi visant à accélérer la réalisation des grands projets, qui permet notamment au gouvernement de passer outre la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, est une menace directe aux principes fondamentaux d’aménagement du territoire. La tarification du carbone, de son côté, continue d’être une atteinte considérable à la compétitivité de nos entreprises.

Il importe également de défendre nos priorités agroalimentaires dans les échanges commerciaux, d’appuyer encore plus la diversification de nos marchés d’exportation et d’accélérer le pas en matière d’allègements administratifs et réglementaires. La levée du moratoire sur les superficies en culture est une avancée majeure, mais il faut en faire plus, au regard notamment de la gestion de l’eau.

Nous avons donc beaucoup de pain sur la planche en 2026. Je vous souhaite d’ailleurs, au nom des dirigeants, du conseil exécutif, du conseil général et de l’ensemble des administrateurs de l’UPA, une année remplie de succès et de solidarité!