Les conseillers généraux de l’Union ont récemment adopté les priorités de l’organisation pour 2026.
La première priorité concerne le financement, la relève et la transférabilité. Nous continuerons de réclamer un environnement d’affaires qui favorise la compétitivité des entreprises ainsi que leur transfert aux prochaines générations. Cet enjeu primordial nécessite un rattrapage budgétaire substantiel, tant à Ottawa qu’à Québec (incluant la bonification des sommes annoncées l’an dernier pour la nouvelle politique bioalimentaire).
De plus, des solutions concrètes sont nécessaires pour refinancer à moindre coût la dette à long terme du secteur agricole. Les producteurs québécois pourraient investir jusqu’à 40 G$ au cours des dix prochaines années. Les programmes doivent être adaptés à cette réalité ainsi qu’aux ambitions du milieu.
Des gestes concrets à l’égard de la relève agricole, des régions périphériques, de l’agriculture de proximité et du secteur biologique sont également requis. Tout comme la fin de la tarification du carbone en agriculture et le remboursement intégral des sommes perçues.
La deuxième priorité porte sur la protection du territoire et des activités agricoles (incluant nos érablières en forêt publique). La prolifération des utilisations non agricoles, les répercussions appréhendées des projets « prioritaires et d’envergure nationale » ainsi que le développement éolien sont des préoccupations majeures.
Nous entendons finaliser l’actualisation du Cadre de référence relatif à l’aménagement de parcs éoliens en milieux agricole et forestier (UPA–Hydro-Québec). La tenue d’un Bureau d’audiences publiques sur l'environnement de type générique portant sur cette filière est plus indispensable que jamais. Nous travaillerons aussi à la minimisation des conséquences du projet de train à grande vitesse reliant Québec et Toronto.
La troisième priorité concerne les négociations commerciales. Les tarifs douaniers américains ont entraîné des répercussions modérées dans notre secteur en raison de la conformité de nos produits à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique. La révision statutaire de cet accord, en cours d’année, est donc une considération stratégique de première importance. Notre secteur laitier est particulièrement à risque.
Le gouvernement canadien devra défendre fermement les intérêts agricoles et forestiers du pays. Cette protection est essentielle à la sécurité alimentaire des Canadiens et doit être élevée au rang de priorité nationale. Des mesures pour contrer la compétition déloyale et le dumping d’aliments étrangers sur nos marchés doivent aussi être adoptées.
La quatrième priorité porte sur le déploiement harmonieux du nouveau régime de cotisation de l’organisation, en vigueur l’an prochain. Il s’agit d’une demande de longue date des producteurs qui a fait l’objet de plusieurs consultations.
Des actions sont également prévues dans une multitude de dossiers, comme les programmes de gestion des risques, l’identification et la mise en œuvre de nouveaux allègements administratifs et réglementaires, la gestion de l’eau, les nouvelles normes pour les logements des travailleurs étrangers temporaires, l’achat institutionnel, les projets de chambres de coordination dans les secteurs apicole et serricole ainsi que la mise en marché collective du bois de sciage dans certaines régions.
Ces priorités témoignent de l’importance que nous accordons à la participation des producteurs agricoles et forestiers au développement économique, territorial et alimentaire du Québec. Les élections provinciales de l’automne prochain seront déterminantes à cet égard. Continuons d’avancer ensemble dans chaque région et secteur de production!