Baie-du-Febvre, 1er octobre 2026 — À l’approche de la prochaine élection provinciale, la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec et le Syndicat de l’UPA de Nicolet demandent aux partis politiques de s’engager à mettre en place des actions concrètes pour soutenir les fermes de proximité. Pour ces entreprises qui jouent un rôle essentiel dans l’occupation du territoire et l’accès à des aliments produits localement, la priorité doit être claire : des programmes qui correspondent réellement à leurs besoins, une reconnaissance de leur importance pour la vitalité de nos régions et moins de lourdeur administrative et réglementaire.
Au Centre-du-Québec, près de 45 % des entreprises agricoles sont des fermes de proximité, soit environ 1 400 entreprises sur les quelque 3 100 entreprises agricoles de la région. Malgré leur présence importante sur le territoire, la viabilité de ces entreprises est mise à rude épreuve. Selon un sondage réalisé auprès des fermes de proximité de la région, 83 % des producteurs doivent compter sur un revenu externe pour assurer la pérennité de leur entreprise. Pour plusieurs, cela signifie occuper un deuxième emploi, au détriment du temps qu’ils peuvent consacrer à leur ferme, à sa mise en marché et à son développement.
« Une grande partie d’entre nous avons un 2e travail pour garder nos fermes en activité. On rêve de pouvoir en vivre un jour. Pour y parvenir, nous avons besoin de programmes plus flexibles, qui tiennent compte de notre unicité. Nous avons besoin de votre soutien pour bien vous nourrir. », déclare Mme Sandra Veillette, représentante des fermes de proximité du Syndicat de l’UPA de Nicolet et productrice de fermes de proximité de Baie-du-Febvre.
Adapter les programmes aux réalités des petites entreprises
Avec près de 45 % des entreprises agricoles du Centre-du-Québec qui sont des fermes de proximité, il est essentiel que leur réalité soit mieux comprise et prise en compte dans les décisions gouvernementales. La Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec et le Syndicat de l’UPA de Nicolet demandent de mieux sensibiliser les ministères, les institutions financières et les organismes qui accompagnent les producteurs à la diversité des modèles agricoles et à l’importance de ces entreprises pour nos communautés.
Cette meilleure compréhension doit se traduire par des programmes, des critères et des modalités d’accompagnement adaptés à leur réalité. Une ferme qui produit sur une petite superficie, diversifie ses activités ou mise sur la vente directe peut être viable et répondre à un besoin réel du marché, même si son modèle ne correspond pas aux critères traditionnellement utilisés pour évaluer une entreprise agricole. Il faut que les programmes et ceux qui les appliquent reconnaissent cette réalité et l’importance du nombre de producteurs concernés.
Simplifier les démarches pour les fermes de proximité
La lourdeur réglementaire et administrative constitue un frein important au développement des fermes de proximité. Pour une petite entreprise agricole, qui dispose souvent de peu de temps et de ressources financières, consacrer plusieurs heures à comprendre une norme, remplir des formulaires ou monter un dossier complexe représente un investissement difficile à assumer. Les exigences et les démarches sont trop souvent conçues comme si chaque entreprise disposait de ressources administratives dédiées. La Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec et le Syndicat de l’UPA de Nicolet demandent donc une réelle simplification des démarches et une réglementation proportionnée à la taille et au niveau de risque des entreprises.
« Les programmes sont mal adaptés aux réalités des fermes de proximité, alors qu’elles jouent un rôle essentiel dans la souveraineté alimentaire du Québec : elles contribuent à l’économie locale, occupent notre territoire et dynamisent nos régions. Pour assurer leur pérennité et renforcer notre capacité à produire ici ce que nous consommons, nous devons leur donner les moyens de consacrer leur énergie à produire, à développer leur entreprise et à nourrir notre milieu. », ajoute Mme Julie Bissonnette, présidente de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec.
Rappelons que l’agriculture est un moteur économique et social essentiel pour le Centre-du-Québec. Les 3 000 entreprises agricoles établies sur le territoire génèrent un PIB annuel de 543 M$, soutiennent quelque 5 000 emplois et occupent 93 % de la région. Elle est la troisième région administrative la plus importante en termes d’agriculture au Québec.
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Source et information :
Sébastien Poisson L’Espérance, conseiller aux communications et affaires publiques
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